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OnlyBass [forum] > Divers > OnlyZic
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big'
En réentendant La Javanaise à la radio tout à l'heure, je me disais que Gainsbourg avait pondu des putains de texte. C'était pas une révélation mais une sacrée piqûre de rappel.

Une petite recherche sur OB, et, surprise-surprise (et sauf erreur), pas un mot sur les lyrics.

Il me semble que l'erreur devait être réparée.

Donc, si ça vous dit, balancez les textes qui, d'après vous, en valent la peine, qu'ils soient drôles, intelligents, poétiques, ou tout simplement beaux, en français, en anglais ou dans n'importe quelle autre langue.

Serge Gainsbourg
LA JAVANAISE



J'avoue
J'en ai
Bavé
Pas vous
Mon amour
Avant
D'avoir
Eu vent
De vous
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

A votre
Avis
Qu'avons-nous vu
De l'amour
De vous
A moi
Vous m'avez eu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

Hélas
Avril
En vain
Me voue
A l'amour
J'avais
Envie
De voir
En vous
Cet amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

La vie
Ne vaut
D'être
Vécue
Sans amour
Mais c'est
Vous qui
L'avez
Voulu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson
the hives
The Doors. Take it as it comes.

Time to live
Time to lie
Time to laugh
Time to die

Takes it easy, baby
Take it as it comes
Don't move too fast
And you want your love to last
Oh, you've been movin' much too fast

Time to walk
Time to run
Time to aim your arrows
At the sun

Takes it easy, baby
Take it as it comes
Don't move too fast
And you want your love to last
Oh, you've been movin' much too fast

Go real slow
You like it more and more
Take it as it comes
Specialize in havin' fun

Takes it easy, baby
Take it as it comes
Don't move too fast
And you want your love to last
Oh, you've been movin' much too fast
Movin' much too fast
Movin' much too fast
big'
Artist: Alain Bashung
Album: Fantaisie Militaire
Year: 1998
Title: Malaxe

Entre tes doigts l’argile prend forme
L ’homme de demain sera hors norme
Un peu de glaise avant la fournaise
Qui me durcira

Je n'étais q’une ébauche au pied de la falaise
Un extrait de roche sous l’éboulis
Dans ma cité lacustre à broyer des fadaises

Malaxe
Le cœur de l'automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s'est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu

Tes calculs mentholés dans ta bouche ça piquait
J'ai pas compté j’escomptais
Mais une erreur de taille s'est glissée
Et j'y suis resté

Malaxe
Le cœur de l'automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s'est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu

Malaxe
Malaxe

(ad lib)
something
Artiste : Michel Jonasz
Album : La nouvelle vie
Année : 1981
Titre : V'la l'soleil qui s'lève.

V'la l'soleil qui s'lève en plein milieu d'la nuit
Pour aller boire un verre de lait.
Le p'tit môme regarde son papa qui grandit.
On r'connaît plus c'qu'on connaissait.
La lumière du jour fait que tout s'obscurcit.
L'espoir s'accroche au piquet d'grève.
Une photo d'Saturne donne le mal du pays.
Le Gai-luron d'Gotlib s'énerve.

Dans l'équipe de France de foot viv'ment qu'y r'viennent.
Avec eux ce s'rait parfait.
Raymond Kopa Mimoun Piantoni Fontaine.
Ça m'plaît plus comme ça m'plaisait.
V'la la vie qui passe le plus clair de son temps
A compter les minutes qui filent.
Une balle perdue pleure "Où elle est ma maman ?".
La solitude est difficile.

Voilà neige et pluie qui remontent vers le ciel.
Voilà les fusées qui tombent.
L'âge d'or nous arrive et devient si réel
Qu'elle pousse l'utopie dans la tombe.
Quand il manque de tout un être est dépeuplé.
Allons enfants vous v'la partis
Vers les sillons sanglants que vos pères ont creusés
Pas triste pas triste patrie.

V'là du pain complet même plus un strapontin.
Le blé attaque son chant d'adieu.
Si tous les gars du monde savaient taper des mains,
Y s'tap'raient plus avec entre eux.
V'là l'orage qui s'prépare à partir en week-end.
Faut bien profiter des beaux jours.
Vers le Mont-Saint-Michel où un ch'val se promène,
Où la marée galope toujours.

V'là qu'les soldats du monde font d'la méditation,
Les cim'tières manquent de clientèle.
Dites à Eddy Mitchell et à Souchon
Qu'les feuilles de 18 joints se ramassent à l'appel.
V'là passe-moi l'éponge et v'là du slow les v'la.
Tous les deux dans un bateau.
J'fais savoir à ma banque que pour mon découvert
Je viendrai les voir dimanche.

V'là ma moumoune qui chante mon p'tit poucet qui crie
Et les mauvaises nouvelles du soir
Et nous v'là tous ensemble et on pleure et on rit
Et l'soleil se lève de plus en plus tard.
V'là ma moumoune qui chante mon p'tit poucet qui crie
Et les mauvaises nouvelles du soir
Et nous v'là tous ensemble et on pleure et on rit
Et l'soleil se lève de plus en plus tard.

Yamsha
J'aime bien ce texte là:



Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure murmure tout bas

Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant
Mais tout aussi charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps
Une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend
A chaque carrefour
Dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman

Au deuxième temps de la valse
On est deux tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux une deux trois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne fredonne déjà

Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant
Mais tout aussi charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps
Une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent temps
Une valse ça s'entend
A chaque carrefour
Dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman

Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi y'a l'amour et y'a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie.

Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant
Mais tout aussi charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps
Une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend
A chaque carrefour
Dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman

Jacques Brel, pour ceux qui n'auraient pas reconnu biggrin.gif
something
Très joli texte du grand jacques effectivement.

J'aime bien ce topic alors j'en rajoute une couche.


Artist: Sade
Album: Promise
Year: 1986
Title: Jezebel

Jezebel wasn't born with a silver spoon in her mouth
She probably had less than every one of us
But when she knew how to walk she knew
How to bring the house down
Can't blame her for her beauty
She wins with her hands down
Jezebel, what a belle
Looks like a princess in her new dress
How did you get that
Do you really want to know, she said
It would seem she's on her way
It's more, more than just a dream
She put on her stockings and shoes
Had nothing to lose - she said it was worth it

Reach for the top
And the sun is gonna shine
Every winter was a war she said
I want to get what's mine

Jezebel Jezebel
Won't try to deny where she came from
You can see it in her pride
And the raven in her eyes
Try show her a better way
She'll say you don't know what you've been missing
And by the time she blinks you know she won't be listening

Reach for the top she said
And the sun is gonna shine
Every winter was a war she said
I want to get what's mine


Artist: Carole King
Album: Writer
Year: 1970
Title: Child Of Mine

Although you see the world different than me
Sometimes I can touch upon the wonders that you see
All the new colors and pictures you've designed
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Child of mine, child of mine
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

You don't need direction, you know which way to go
And I don't want to hold you back, I just want to watch you grow
You're the one who taught me you don't have to look behind
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Child of mine, child of mine
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Nobody's gonna kill your dreams
Or tell you how to live your life
There'll always be people to make it hard for a while
But you'll change their heads when they see you smile

The times you were born in may not have been the best
But you can make the times to come better than the rest
I know you will be honest if you can't always be kind
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Child of mine, child of mine,
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Child of mine, child of mine
Oh yes, sweet darling
So glad you are a child of mine

Et puis une autre de Jonasz dont je suis vraiment fan !

Artist: Michel Jonasz
Album: 3ème Album
Year: 1977
Title: J'veux Pas Qu'tu T'en Ailles


Y'a quelque chose qui cloche d'accord
Mais faut voir quoi
Sans s'énerver
Quelque chose est dev'nu moche et s'est cassé
Va savoir quand
Moi qui sais pas bien faire le thé
Qu'est ce que j'vais faire
C'est un détail
Mais...
J'veux pas qu'tu t'en ailles
Pourquoi ?
Parc'que j'ai attendu beaucoup

Et que je t'ai cherchée partout
A en boire toute l'eau des rivières pour voir le fond
Et pour en soulever les pierres
A couper les arbres des bois pour voir plus loin
Entre New York et Versailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

Je voulais des vagues et des S
Avec une à moi ma déesse
Et je roulais tout en zigzags et n'importe où
Avec mes confettis mes blagues
Jetés aux pieds des gens dans les soirées mondaines
Avec leurs têtes à funérailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

On voulait faire des galipettes et plouf dans l'eau des Antilles
Beau sombrero pour moi, pour toi mantille
Manger des papayes à Papeete, un cake aux Galapagos
Les goyaves de Guayaquil à toutes les sauces
Plonger
Dans les mers de corail
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

Quand j'irai miauler mes refrains
En pensant tout ça c'est pour rien
Ma voix qui s'en va dans les fils et dans les airs
Sûr qu'elle va retomber par terre
Et que mes couplets de misère seront pour toi
Des graffiti sur du vitrail
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles

J'vais casser les murs casser les portes
Et brûler tout ici j'te le jure
Arracher les valises que t'emportes
Avec mes lettres où j'pleurais dur
Fais gaffe fais gaffe à toi j'vais t'faire mal
T'as peur tu pleures, ça m'est égal
T'as qu'à pas m'laisser, me laisse pas
Faut pas t'en aller, t'en va pas

Qu'est c'que j'vais faire j'deviendrai quoi ?
Un épouvantail
Un grain de pop-corn éclaté
Avec une entaille
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles
J'veux pas qu'tu t'en ailles


Allez au suivant lollarge.gif
big'
Cinq portraits de travelos par Lou Reed.


Holly came from Miami f.l.a.
Hitch-hiked her way across the u.s.a.

Plucked her eyebrows on the way
Shaved her legs and then he was a she
She says, hey babe, take a walk on the wild side
Said, hey honey, take a walk on the wild side

Candy came from out on the island
In the backroom she was everybody's darling

But she never lost her head
Even when she was givin' head
She says, hey babe, take a walk on the wild side
Said, hey babe, take a walk on the wild side
And the coloured girls go

Doo, doo, ...

Little Joe never once gave it away
Everybody had to pay and pay

A hustle here and a hustle there
New-York city is the place where they said
Hey babe, take a walk on the wild side
I said hey Joe, take a walk on the wild side

Sugar Plum fairy came and hit the streets
Lookin for soul food and a place to eat

Went to the Apollo
You should have seen him go go go
They said, hey sugar, take a walk on the wild side
I said, hey babe, take a walk on the wild side
All right, huh

Jackie is just speeding away
Thought she was James Dean for a day

Then I guess she had to crash
Valium would have helped that dash
She said, hey babe, take a walk on the wild side
I said, hey honey, take a walk on the wild side
And the coloured girls say

Doo, doo, ...

Zered
Certainement la plus belle phrase que j'ai jamais entendue dans une chanson.
A chaque fois que je l'entends, que je la lis, voire même que je la dis, j'en ai des frissons :

"Avec infiniment de brumes à venir"

C'est évidemment tiré de "Le plat pays" de Jacques Brel.


Un autre de mes grands bonheurs intimes de chanson :

Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu'il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges
Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse


Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards
Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare


Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour
Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour


Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir


Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard


Hervé Cristiani "Il est libre Max"
Zered
Bon, et puisque je me suis lancé dans un peu de mièvrerie, je persévère :

J'aime aussi beaucoup ce bout de couplet :
Garde cette chance
Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir



Ouais... je sais... c'est du Jean-Jacques Goldman... blush.gif
big'
Nu dans la crevasse

Paroles et Musique: Jean-Louis Murat 2002 "Mustango"

(Ca part un peu en vrille au 6° couplet mais c'est du Murat...)


Nu dans la crevasse
Prisonnier des glaces
Je n'ai plus le temps
Le temps me dépasse
Faites de la place
Je suis un éléphant
Je suis dans le vide
Perdu vers les cimes
Sur l'autre versant
Bruits de crinoline
Passent les cabines
Volent les passants

Je suis dans l'éponge
La rosière songe
Il faudrait partir
L'autre pont s'effondre
Mais que fait le monde
Serait-on trahis
Bête on assassine
Pour un triste signe
Aux déesses mortes
Je ne veux plus être
Celui qui tète
Celui qui va

How many roads to cross
How many rivers to cry

Qu'est-ce qu'elle a ma tronche
Oui j'habite aux Longes
Je suis étranger
Cette pluie qui cingle
Sur ma carlingue
C'est ça ton alphabet
Il n'y a plus de roches
Après tout qu'importe
J'étais à genoux
Je ne veux plus être
Ce pin sylvestre
Ce fond de saindoux

Nu dans la crevasse
J'ai perdu la trace
Perdu le sentier
Qui voudrait en gage
L'alliance écarlate
D'un preux chevalier
On annonce la neige
Une neige épaisse
Comme du velours
Grand mélancolique
Aspic des neiges
Pourris-moi
Pourris

How many roads to cross
How many rivers to cry

Nu dans la crevasse
Je trouve dégueulasses
Tous mes souvenirs
Hier à la poste
J'avais une mine atroce
Mais que font les gens?
Ils collent des plumes
Ont des tonnes d'amertume
Crient orang-outang
Dent de la Rancune
Il n'y a plus de plumes...

Un molosse jappe
C'est le laitier qui passe
Il n'a rien à dire
La rumeur d'en face
Fait jusque dans la glace
Des bruits alarmants
J'ai mes portes solides
Prises dans l'acide
Sur l'Oreiller Killy
Nom de Dieu de femme
Jette le harnais
Viens me prolonger

How many roads to cross
How many rivers to cry

Nue dans la crevasse
Putain de pétasse
Je suis orpheline
Au Trophée des Glaces
J'avais pris des places
L'autre jour à Tignes
Il voulait refaire
A ses ailes de vair
Des carres sans fils
Hier au Funival...

J'étais à la Daille
On voyait que dalle
Sur la Génépi
Pour la jouer poète
Il avait en tête l'Oreiller Killy
Il était volage
Dans tous les virages
En schuss allemand
Tous il vous embrasse

How many roads to cross
How many rivers to cry

Nu sous la mantille
Si Marlène passe
Dites-lui le pire
Que son homme
Brillant au Kandahar
Traîne à Chamonix
Adieu fine tige
Brute d'avenir
Brute de raison
Que l'engin m'efface...

How many roads to cross
How many rivers to cry.
maxou
Super le texte de Lou Reed, merci big', en l'écoutant j'avais pas relevé toutes les subtilités (même si j'ai pas encore tout compris smile.gif , my engliche is perfectible) !

sympa comme topike
Sven
Sans surprise, quelques textes de NIN, mes préférés :


Artist: Nine Inch Nails
Album: The Downward Spiral
Year: 1994
Title: Hurt

i hurt myself today
to see if i still feel
i focus on the pain
the only thing that's real
the needle tears a hole
the old familiar sting
try to kill it all away
but i remember everything

what have i become
my sweetest friend
everyone i know
goes away in the end

you could have it all
my empire of dirt
i will let you down
i will make you hurt

i wear this crown of shit
upon my liar's chair
full of broken thoughts
i cannot repair
beneath the stains of time
the feelings disappear
you are someone else
i am still right here

what have i become?
my sweetest friend
everyone i know
goes away in the end

you could have it all
my empire of dirt
i will let you down
i will make you hurt

if i could start again
a million miles away
i would keep myself
i would find a way



Artist: Nine Inch Nails
Album: The Fragile
Year: 1999
Title: The Fragile

she shines
in a world full of ugliness
she matters
when everything is meaningless

fragile
she doesn't see her beauty
she tries to get away
sometimes
it's just that nothing seems worth saving
i can't watch her slip away

i won't let you fall apart

she reads the minds of all the people as they pass her by
hoping someone can see
if i could fix myself i'd -
but it's too late for me

i won't let you fall apart

we'll find the perfect place to go where we can run and hide
i'll build a wall and we can keep them on the other side
... but they keep waiting
... and picking

it's something i have to do
i was there too
before everything else
i was like you




Artist: Nine Inch Nails
Album: The Fragile
Year: 1999
Title: The Great Below

staring at the sea
will she come?
is there hope for me
after all is said and done
anything at any price
all of this for you
all the spoils of a wasted life
all of this for you
all the world has closed her eyes
tired faith all worn and thin
for all we could have done
and all that could have been

ocean pulls me close
and whispers in my ear
the destiny i've chose
all becoming clear
the currents have their say
the time is drawing near
washes me away
makes me disappear

i descend from grace
in arms of undertow
i will take my place
in the geat below

i can still feel you
even so far away
big'
> Maxou : J'ai pas tout saisi non plus. Faut dire que c'est assez argotique.

Par exemple :

"But she never lost her head
Even when she was givin' head"



peut se traduire par :

"Mais elle ne perdait jamais la tête
Même quand elle taillait des pipes
"

De la bluette pour enfants, quoi goute.gif
big'
Même en lisant, j'entends le phrasé de Dylan :

Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn't you?
People'd call, say, "Beware doll, you're bound to fall"
You thought they were all kiddin' you
You used to laugh about
Everybody that was hangin' out
Now you don't talk so loud
Now you don't seem so proud
About having to be scrounging for your next meal.

How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

You've gone to the finest school all right, Miss Lonely
But you know you only used to get juiced in it
And nobody has ever taught you how to live on the street
And now you find out you're gonna have to get used to it
You said you'd never compromise
With the mystery tramp, but now you realize
He's not selling any alibis
As you stare into the vacuum of his eyes
And ask him do you want to make a dealà

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns
When they all come down and did tricks for you
You never understood that it ain't no good
You shouldn't let other people get your kicks for you
You used to ride on the chrome horse with your diplomat
Who carried on his shoulder a Siamese cat
Ain't it hard when you discover that
He really wasn't where it's at
After he took from you everything he could steal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

Princess on the steeple and all the pretty people
They're drinkin', thinkin' that they got it made
Exchanging all kinds of precious gifts and things
But you'd better lift your diamond ring, you'd better pawn it babe
You used to be so amused
At Napoleon in rags and the language that he used
Go to him now, he calls you, you can't refuse
When you got nothing, you got nothing to lose
You're invisible now, you got no secrets to conceal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?
bassté
Hubert Félix Thiéfaine - Mathématiques souterraines

Pauvre petite fille sans nourrice,
Arrachée du soleil,
Il pleut toujours sur ta valise
Et t'as mal aux oreilles.
Tu zones toujours entre deux durs,
Entre deux SOS.
Tu veux jouer ton aventure
Mais t'en crèves au réveil...
Tu fais semblant de rien,
Tu craques ta mélanco
De 4 à 5 heures du matin
Au fond des caboulots
Et tu remontes à contrecœur.
L'escalier de service.
Tu voudrais qu'y ait des ascenseurs
Au fond des précipices.

Oh ! Mais laisse allumé, bébé.
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se broutent.
Oh ! mais laisse allumé, bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se mouchent
Dans la soute à cartouches...

Maintenant du m'offres tes carences.
Tu cherches un préambule,
Quelque chose qui nous foute en transe,
Qui fasse mousser nos bulles
Mais si t'as peur de nos silences,
Reprends ta latitude.
Il est minuit sur ma fréquence
Et j'ai mal aux globules.

Oh ! Mais laisse allumé, bébé.
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se broutent.
Oh ! mais laisse allumé, bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se mouchent
Dans la soute à cartouches...


J'adore ce texte ..
maxou
Tiens justement je pensais un peu à ce texte de Dylan de Like A Pierre Qui Roule.

Pour le "givin' head" du très poête Lou Reed, j'avais à peu près compris, mais en fait j'avais pas saisi qu'il parlait tour à tour de plusieurs travelots drinks.gif
yardbird
The Zombies - A rose for Emily

The summer is here at last
The sky is overcast
And no one brings a rose for Emily

She watches her flowers grow
While lovers come and go
To give each other roses from her tree
But not a rose for Emily...

Emily, can't you see
There's nothing you can do?
There's loving everywhere
But none for you...

Her roses are fading now
She keeps her pride somehow
That's all she has protecting her from pain

And as the years go by
She will grow old and die
The roses in her garden fade away
Not one left for her grave
Not a rose for Emily...

Emily, can't you see
There's nothing you can do?
There's loving everywhere
But none for you...

Her roses are fading now
She keeps her pride somehow
That's all she has protecting her from pain

And as the years go by
She will grow old and die
The roses in her garden fade away
Not one left for her grave
Not a rose for Emily...

Des paroles très proches d'Eleanor Rigby, une chanson qui me fout un bourdon pas possible à chaque fois que j'écoute les paroles.

En fait, ce groupe avait des paroles magnifiques mais bon, il fallait en choisir une rolleyes.gif

2Splash
Boby Lapointe "Ca va ça vient"

T'es plus jolie que jamais
Sauf le coeur
Ton coeur n'a plus la chaleur
Que j'aimais
Il bat au rythme du fric
Il vit à l'ombre des flics
Il ne dit plus aux copains
Ça va ça vient

Toutes ses bontés passées
Ses exploits
Il compte comme un huissier
Qu'on lui doit
Ton coeur n'a plus la chaleur
Que j'aimais
T'es plus jolie que jamais
Sauf le coeur
La nuit que je t'ai connue
T'étais nue
Tu jouais les affranchies
Sans chichis
Mais t'avais quand tu guettais
Le pauv' con qui te quittait
Le regard noyé d'un chien
Ça va ça vient

J'ai dit pour te consoler
Des conn'ries
T'as frotté ton petit nez
Et t'as ri
Tu jouais les affranchies
Sans chichi
La nuit que je t'ai connue
T'étais nue
T'aimais pas un sou vaillant
Sauf ton corps
Mais ton corps c'était payant
Un trésor
Un trésor que tu donnais
Comme on vid' son port' monnaie
Dans la main d'un plus paumé
Ça va ça vient

Depuis tout c'qu'on s'est donné
De bonheur
Pour s'dire on se retenait
La pudeur
Mais ton corps c'était payant
Un trésor
T'aimais pas un sou vaillant
Sauf ton corps
T'es plus jolie que jamais
Sauf le coeur
Ton coeur n'a plus la chaleur
Que j'aimais
Il bat au rythme du fric
Il vit à l'ombre des flics
Il ne dit plus aux copains
Ça va ça vient
Si tu l'laissais s'échapper
Du frigo
Je saurais le rattraper
Tout de go
Mêm' s'il n'a plus la chaleur
Que j'aimais
T'es plus jolie que jamais
Sauf le coeur.


Lucien Francoeur (Aut'chose) "Hollywood en Plywood"

Dans mon Hollywood en Plywood
Un film de mort sans dimension
Où des majorettes mordent Billy the Kid
Où Rintintin Lassy pis James Bond
Grugent les os de Marilyn Monroe.

A travers le Nouveau-Mexique en Camaro
Dans le miroir le fantôme de Geronimo
No more kicks
On roure 66
L'Amérique est un grand Woolworth
Le boss dans la vitrine avec son cadran
Nous mange toutes nos semaines sa peau
On s'en va avant qu'il soit trop tard
On s'en va pendant qu'il nous reste encore
Du coeur au ventre
Mais avant de partir
On va mettre une couple
De p'tits proverbes chinois
Dans l'ordinateur américain.

Dans mon Hollywood en Plywood
Un Holliday Inn en démolition
Où des religieuses à moitié habillées
Mangent les crayons d'Emile Nelligan
Déchirent les images de Juan Garcia

James Dean rime pas avec John Wayne
Saint-Denis Garneau est mort désossé
Dans les corridors des écoles de l'ignorance
Les yeux de Janis Joplin
Les pieds d'Isadora Ducan
Les mains de Jimi Hendrix
La tête de Bryan Jones
Le sourire de Lenny Bruce
Le coeur d'Edith Piaf
Dans les haut-parleurs de la solitude
La voix de Léo Ferré.

Dans les rues de l'Amérique
J'me défends avec mes mains
Dans les rues de l'Amérique
Comme un indien
GOOD BY AMERICA
On s'en va
Les plumes dans l'coffre arrière
Le tomawhac dans l'coffre-à-gants
On prend l'sentier de guerre
On veut le scalp du Président.
L'anatole
Boris Vian Je voudrais pas crever

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...


Renaud C'est quand qu'on vas où

Je m'suis chopé 500 lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui m'demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future

Si on est punis pour ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fous-rien"
'vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!

Veulent me gaver comme une oie
'vec des matières indigestes,
J'aurais oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensable
Théorèmes de Pythagore !

Si j'dois avaler tout ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?


Dylan Sad-eyed lady of the lowlands

With your mercury mouth in the missionary times,
And your eyes like smoke and your prayers like rhymes,
And your silver cross, and your voice like chimes,
Oh, who among them do they think could bury you?
With your pockets well protected at last,
And your streetcar visions which you place on the grass,
And your flesh like silk, and your face like glass,
Who among them do they think could carry you?
Sad-eyed lady of the lowlands,
Where the sad-eyed prophet says that no man comes,
My warehouse eyes, my Arabian drums,
Should I leave them by your gate,
Or, sad-eyed lady, should I wait?

With your sheets like metal and your belt like lace,
And your deck of cards missing the jack and the ace,
And your basement clothes and your hollow face,
Who among them can think he could outguess you?
With your silhouette when the sunlight dims
Into your eyes where the moonlight swims,
And your match-book songs and your gypsy hymns,
Who among them would try to impress you?
Sad-eyed lady of the lowlands,
Where the sad-eyed prophet says that no man comes,
My warehouse eyes, my Arabian drums,
Should I leave them by your gate,
Or, sad-eyed lady, should I wait?

The kings of Tyrus with their convict list
Are waiting in line for their geranium kiss,
And you wouldn't know it would happen like this,
But who among them really wants just to kiss you?
With your childhood flames on your midnight rug,
And your Spanish manners and your mother's drugs,
And your cowboy mouth and your curfew plugs,
Who among them do you think could resist you?
Sad-eyed lady of the lowlands,
Where the sad-eyed prophet says that no man comes,
My warehouse eyes, my Arabian drums,
Should I leave them by your gate,
Or, sad-eyed lady, should I wait?

Oh, the farmers and the businessmen, they all did decide
To show you the dead angels that they used to hide.
But why did they pick you to sympathize with their side?
Oh, how could they ever mistake you?
They wished you'd accepted the blame for the farm,
But with the sea at your feet and the phony false alarm,
And with the child of a hoodlum wrapped up in your arms,
How could they ever, ever persuade you?
Sad-eyed lady of the lowlands,
Where the sad-eyed prophet says that no man comes,
My warehouse eyes, my Arabian drums,
Should I leave them by your gate,
Or, sad-eyed lady, should I wait?

With your sheet-metal memory of Cannery Row,
And your magazine-husband who one day just had to go,
And your gentleness now, which you just can't help but show,
Who among them do you think would employ you?
Now you stand with your thief, you're on his parole
With your holy medallion which your fingertips fold,
And your saintlike face and your ghostlike soul,
Oh, who among them do you think could destroy you
Sad-eyed lady of the lowlands,
Where the sad-eyed prophet says that no man comes,
My warehouse eyes, my Arabian drums,
Should I leave them by your gate,
Or, sad-eyed lady, should I wait?


Et le chef d'oeuvre ultime

Fernandel Félicie

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Félicie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivai en Taxi
Je trouvai vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Félicie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Félicie aussi

Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Félicie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Félicie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Félicie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Félicie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Félicie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Félicie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Félice aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Félicie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Félicie aussi



big'
Du Springsteen encore bien influencé par les délires verbaux de Dylan ...

Bruce Springsteen
Blinded By The Light
(album Greetings from Asbury Park N.J. 1975)

Madman drummers bummers and Indians in the summer with a teenage diplomat
In the dumps with the mumps as the adolescent pumps his way into his hat
With a boulder on my shoulder feelin' kinda older I tripped the merry-go-round
With this very unpleasing sneezing and wheezing the calliope crashed to the ground
Some all-hot half-shot was headin' for the hot spot snappin' his fingers
clappin' his hands
And some fleshpot mascot was tied into a lover's knot with a whatnot in her hand
And now young Scott with a slingshot finally found a tender spot and throws
his lover in the sand
And some bloodshot forget-menot whispers daddy's within earshot save the

buckshot turn up the band
And she was blinded by the light. Cut loose like a deuce
Another runner in the night. Blinded by the light
She got down but she never got tight, but she'll make it alright
Some brimstone baritone anticyclone rolling stone preacher from the east
He says: "Dethrone the dictaphone, hit it in its funny bone, that's where they
expect it least"
And some new-mown chaperone was standin' in the corner all alone watchin' the

young girls dance
And some fresh-sown moonstone was messin' with his frozen zone to remind him of
the feeling of romance
Yeah he was blinded by the light. Cut loose like a deuce
Another runner in the night. Blinded by the light
He got down but she never got tight, but he's gonna make it tonight

Some silicone sister with her manager's mister told me I got what it takes
She said I'll turn you on sonny to something strong if you play that
song with the funky break
And go-cart Mozart was checkin' out the weather chart to see if it was safe
to go outside
And little Early-Pearly came in by her curly-wurly and asked me if I
needed aride
Oh, some hazard from Harvard was skunked on beer playin' backyard bombardier
Yes and Scotland Yard was trying hard, they sent a dude with a calling card,he
said, do what you like, but don't do it here
Well I jumped up, spit in the air, fell on the ground, asked wich was the way

back home
He said take a right at the light, keep going straight until right, and then

boy you're on your own
And now in zanzibar a shootin' star was ridin' in a side car hummin' a lunar tune
Yes, and the avatar said blow the bar but first remove the cookie jar, we're
gonna teach those boys to laugh too soon
And some kidnapped handicap was complaining that he caught the clap from some
mousetrap he bought last night
Well I unsnapped his skull cap and between his ears I saw a gap but he'd
figured he'd be all right
He was just blinded by the light. Cut loose like a deuce
Another runner in the night. Blinded by the light
Mama always told me not to look into the sights of the sun
Oh but mama that's where the fun is


Et pour le fun, justement, une traduction automatique qui vaut son pesant de médiators :

Aveuglé Par La Lumière

Déceptions et Indiens de batteurs de fou en été avec un diplomate d'adolescent
Dans les décharges avec les oreillons en tant qu'adolescent pompe sa manière dans son chapeau
Avec un rocher sur mon feelin d'épaule 'un peu plus ancien je me suis déclenché le manège
Avec cet éternuement très déplaisant et wheezing le calliope s'est brisé à la terre
Un certain tout-chaud moitié-a tiré était headin 'pour le snappin de point chaud 'ses doigts
clappin 'ses mains
Et une certaine mascotte de fleshpot a été attachée dans le noeud d'un amoureux avec une chose dans sa main
Et jeune Scott avec une fronde a maintenant finalement trouvé une tache tendre et des jets
son amoureux dans le sable
Et un certain injecté de sang oublient-menot le papa de chuchotements à portée de voix économiser

tour de chevrotine vers le haut de la bande
Et elle a été aveuglée par la lumière. Coupez lâchement comme une deux
Un autre coureur la nuit. Aveuglé par la lumière
Elle a obtenu en bas de mais elle jamais n'a fortement obtenu, mais elle la fera bien
Un certain prédicateur de pierre de roulement d'anticyclone de baryton de soufre de l'est
Il dit : "détrônez le dictaphone, le frappent dans son os drôle, qui est où ils
attendez-le moins "
Et un certain chaperone nouveau-fauché était remplaçant 'dans le watchin tout seul de coin '

jeune danse de filles
Et une certaine pierre de la lune frais-semée était messin 'avec sa zone gelée pour le rappeler
le sentiment de roman
Ouais il a été aveuglé par la lumière. Coupez lâchement comme une deux
Un autre coureur la nuit. Aveuglé par la lumière
Il a obtenu en bas de mais elle jamais n'a fortement obtenu, mais il va la faire ce soir

Une certaine soeur de silicone avec Monsieur de son directeur m'a dit qu'ai obtenu je ce qu'il prend
Elle a dit que je vous tournerai sur le sonny à quelque chose de fort si vous jouez cela
chanson avec la coupure géniale
Et l'aller-chariot Mozart était enregistrement 'hors du diagramme de survivre à pour voir s'il était sûr
pour aller dehors
Et peu Tôt-Nacré est entré par son bouclé-wurly et demandé me s'I
aride nécessaire
Ah, un certain risque de Harvard était skunked bombardier de arrière-cour sur de bière playin '
Oui et le yard d'Ecosse essayait dur, ils a envoyé un type avec une télécarte, il
dit, faites ce que vous aimez, mais ne les faites pas ici
Le puits I sauté vers le haut, broche dans le ciel, est tombé sur la terre, demandée le wich était la manière

maison arrière
Il a dit la prise une droite à la lumière, subsistance allant directement jusqu'à la droite, et alors

garçon vous êtes tout seul
Et maintenant à Zanzibar que un shootin 'tiennent le premier rôle était le ridin 'dans un hummin latéral de voiture 'un air lunaire
Oui, et le coup par avatar la barre mais enlèvent d'abord la fiole de biscuit, nous sont
aller enseigner ces garçons à rire trop tôt
Et un certain handicap enlevé se plaignait qu'il a attrapé la tape de certains
souricière à clapet il a acheté la nuit passée
Le puits I unsnapped son chapeau de crâne et entre ses oreilles j'ai vu un espace mais il
figuré il aurait tout raison
Il a été juste aveuglé par la lumière. Coupez lâchement comme une deux
Un autre coureur la nuit. Aveuglé par la lumière
La maman m'a toujours dit de ne pas examiner les vues du soleil
Oh mais maman qui est où l'amusement est


goute.gif
the hives
Jim Morisson et sa poésie ont donc été copiés honteusement par le Bruce tout puissant rolleyes.gif whistle.gif
Gaffophone
Ange - Ode à Emile

A force de frapper l'enclume,
De regarder passer les lunes,
Tu sais parler de nos aïeux
Comme s'ils n'avaient jamais été vieux

La cheminée s'étonne encore,
La charrue ne s'essouffle plus,
Tu ressembles à ces chercheurs d'or
Qui auraient un secret de plus

Ta bouche est sucrée de légendes
Que l'on déguste comme un festin,
Un festin qui n'est pas à vendre
Mais qui se donne comme un matin

Et quand l'hiver trompe l'automne
Se prenant pour le printemps,
Tu nous parles d'une anémone
Poussée au cœur de tes vingt ans

Au marécage de ton passé
J'irai offrir mes pieds honteux,
J'aurai enlevé de tes années,
Celles qui feront de moi un vieux

Puisse cette ode rester à Emile,
Au plus vieux maréchal-ferrant,
Puisse cette ode rester à Emile,
Au petit vieux de tous les temps

Quand la machine ne tourne plus,
Que l'heure de l'heure du glas approche,
On se chante un tout petit vin,
On se boit un dernier refrain

Et puis tranquille
On peut partir torcher le cul
Au firmament.
Sven
En francais maintenant :

Artist: Noir Desir
Album: 666.667 Club
Year: 1996
Title: Septembre, en attendant

Juste le temps de battre les cils,
Un souffle, un éclat bleu,
Un instant, qui dit mieux ?
L'équilibre est fragile

J'ai tout vu
Je n'ai rien retenu

Pendant que ton ombre
En douce te quitte
Entends-tu les autres qui se battent
A la périphérie ?

Et même si tes yeux
Dissolvent des planètes
Qui me passent une à une
Au travers de la tête

J'y pense encore
J'y pense
A cette époque on n'écoutait qu'à peine
Le clic-cloc des pendules
A l'heure où je te parle
Sans entraves... il circule

En septembre, en attendant la suite
Des carnages il se peut, qu'arrive la limite

J'y pense encore
J'y pense
Ensemble, maintenant
On peut prendre la fuite
Disparus, pfffuit
Avant qu'ils aient fait ouf

J'y pense encore
J'y pense
J'y pense encore
J'y pense...



Artist: Eths
Album: Samantha
Year: 2002
Title: Samantha

Choyée, Samantha pleure.
Choyée, Samantha meurt.
Sonne & assomme encore Samantha.
Elle n'y croit plus.
Ecoute ton coeur s'encrasser comme leurs machines.
Ton corps ne servira plus.
Samantha couche-toi,
Même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent.
Samantha pleure.
Cette douce chaleur te tient en laisse.
Par la corde saigne.
Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond.
Ta chair est nue.
Bois, tu l'emplis.
Enfant caresse le.
Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou.
Tout devient lent.
Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'âme saoule.
Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l'âme seule.
A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal...
Je vous salue Marie, pleine de grâce.
A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation.
A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité :
La bête et l'agneau ne font qu'un.
Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine.
Coule ! Sperme et poussière.
Il Crache ses plaies. Poupée chiffon... La nuit est sourde.
Samantha s'en va. J'attends mon tour.
Dorment les cris.
J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.




Artist: Zazie
Album: La Zizanie
Year: 2001
Title: Sur toi

J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessure
J'écris ma peur, mon manque d'amour
J'écris du coeur mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers et contre tous
C'est toujours l'enfer qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas problème
Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi
Rassure-toi

J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès, j'écris l'absent
J'écris la pluie pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi
Rassure-toi

J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien sur toi
Rassure-toi
Romjé
Un texte que je trouve plus puissant à chaque nouvelle écoute...

Claude Nougaro
TU VERRAS

Ah, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras
L'amour, c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai plus le con, j'apprendrai ma leçon
Sur le bout de tes doigts, tu verras, tu verras
Tu l'auras ta maison avec des tuiles bleues
Des croisées d'hortensias, des palmiers pleins les cieux
Des hivers crépitants près du chat angora
Et je m'endormirai, tu verras, tu verras
Le devoir accompli, couché tout contre toi
Avec dans mes greniers, mes caves et mes toits
Tous les rêves du monde

Ah, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras
La vie, c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Tu verras mon stylo emplumé de soleil
Neiger sur le papier l'archange du réveil
Je me réveillerai, tu verras, tu verras
Tout rayé de soleil, ah! le joli forçat
Et j'irai réveiller le bonheur dans ses draps
Je crèverai son sommeil, tu verras, tu verras
Je crèverai le sommier, tu verras, tu verras
En t'inventant l'amour dans le coeur de mes bras
Jusqu'au matin du monde

Ah, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Le diable est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai le voyou, tu verras, tu verras
Je boirai comme un trou et qui vivra mourra
Tu me ramassera dans tes yeux de rosée
Et je t'insulterai dans du verre brisé
Je serai fou furieux, tu verras, tu verras
Contre toi, contre tous et surtout contre moi
La porte de mon coeur grondera, sautera
Car la poudre et la foudre c'est fait pour que les rats
Envahissent le monde

Ah, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Mozart est fait pour ça, tu verras, entendras
Tu verras notre enfant étoilé de sueur
S'endormir gentiment à l'ombre de ses soeurs
Et revenir vers nous sautillant de vigueur
Tu verras, mon amie, dans les eaux de mes bras
Craquer du fin bonheur de se sentir aidé
Tu me verras, chérie, allumé des clartés
Et tu verras tous ceux qu'on croyait décédés
Reprendre souffle et vie dans la chair de ma voix
Jusqu'à la fin du monde

Ah, tu verras, tu verras
remydoobi
Brel - Amsterdam

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumière

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.
reynhart
Yep Romjé trés beau morceau, j'ai toujours un petit frisson sur :
Car la poudre et la foudre c'est fait pour que les rats
Envahissent le monde

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Un morceau que j' écoutais gamin dans la citron familiale sur la route des vacances et un autre sur le même théme mais plus récent.
2 trés bons exemples pour la jeunesse en tout cas rolleyes.gif
=>

Le marché de Brive-la-Gaillarde - Brassens -

Au marché de Brive-la-Gaillarde, à propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture, les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure d'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux, sans vergogne, c'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant toute mesure, se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l'assure, un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores être à deux doigts de succomber,
Moi je bichai, car je les adore sous la forme de macchabées. laugh.gif
De la mansarde où je réside, j'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides, en criant:"hip,hip,hip,hourra!"

Frénétique l'une d'elle attache le vieux maréchal des logis,
Et lui fait crier:"mort aux vaches! Mort aux lois! Vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse le crâne d'un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ces femelles, ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grands coups de mamelles ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent, et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes avaient eu leur content de gnons
Ces furies, comme outrage ultime, en retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose le dire tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses: par bonheur ils n'en avaient pas!
Leur auraient même coupé les choses: par bonheur ils n'en avaient pas!

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POLICE - NTM -


Police: vos papiers, controle d'identité
Formule devenue classique a laquelle tu dois t'habituer.
Seulement dans les quartiers
Les condés de l'abus de pouvoir ont trop abusé.
Aussi sachez que l'air est chargé d'electricité,
Alors pas de respect, pas de pitié escomptée
Vous aurez des regrets car:
Jamais par la repression vous n'obtiendrez la paix,
La paix de l'ame, le respect de l'homme.
Mais cette notion d'humanité n'existe plus quand ils passent l'uniforme,
Préférant au fond la forme, peur du hors norme.
Plus encore si dans leur manuel ta couleur n'est conforme,
Véritable gang organisé, hièrarchisé.
Protègé sous la tutelle des hautes autorités.
Port d'arme autorisé, malgrés les bavures enoncées
Comment peut on prétendre l'état, quand on est soi meme
En état d'ébriéte avancé ? Souvent mentalement retardé
Le portrait type, le prototype du pauvre type,
Voilà pourquoi dans l'excés de zele, ils excellent.
Voilà pourquoi les insultes fusent quand passent les hirondelles.
Pour notre part ce ne sera pas "Fuck The Police",
Mais un special NICK TA MERE de la mère patrie du vice.

Police machine matrice d'ecervelés mandatés par la justice
Sur laquelle je pisse

Aucunement représentatif de l'entière populace,
Que dois je attendre des lois des flics
Qui pour moi ne sont signe que d'emmerdes?
Regarde je passe a coté d'eux:
Tronche de con devient nerveux
"Oh oh controle de police, monsieur".
Systèmatique est la facon dont l'histoire se complique
Palpant mes poches puis me pressant les balloches
Ne m'accordant aucun reproche a part le fait de passer proche
Portant atteinte a leurs gueules moches.
Traquer les keufs dans les couloirs du métro,
tels sont les reves que fait la nuit Joey Joe.
Donne moi des balles pour la police municipale
Donne moi un flingue...

Encore une affaire etouffée, un dossier classé,
Rangé au fond d'un tiroir, dans un placard ils vont la ranger
Car l'ordre vient d'en haut,
Pourri a tous les niveaux.
Ca la fout mal un diplomate qui business la pedo
Alors on enterre, on oublie, faux temoignages a l'appui
Pendant ce temps, des jeunes bé-ton pour un bloc de teuchi
Malheureusement j'entends dans l'assistance:
"Ecoutez moi j'ai confiance"
Confiance en qui? La police, la justice.. tous des fils,
Corrompus, dans l'abus ils puent,
Je préfere faire confiance aux homeboys de ma rue, vu!
Pas de temps a perdre en paroles inutiles,
Voila le deal:
Eduquons les forces de l'ordre pour un peu moins de désordre.

Police machine matrice d'ecervelés mandatés par la justice
Sur laquelle je pisse

Du haut du 93, Seine St-Denis, Chigaco bis,
Port des récidivistes, mère patrie du vice,
Je t'envoie la puissance, conservant mon avance.
Tout en transcendance, un a un me jouant
De tous les flics de France,
Mercenaires, fonctionnaires au sein d'une milice prolétaire,
Terriblement dans le vent,
Trop terre-a-terre pour qu'ils tempèrent
Ou meme modèrent
L'exuberance héréditaire qui depuis trop
Longtemps prolifère
Contribuant a la montée de tous les préjuges et,
Manoeuvrant pour renflouer l'animosités des
Poudrières les plus précaires
Considères secondaires par les dignitaires
D'un gouvernement trop sédentaire
Et d'une justice dont la batisse est trop factice
Pour que s'y hissent oui sans un pli
Nos voix approbatrices
Mais sincèrement, socialement
Quand il etait encore temps
Que l'on prenne les devants,
Tout ne s'est fait qu'en
Regressant, comment?
Aucun changement de comportement
De la part des suppots des lois
Rois du faux-pas
Ma foi, ce qui prevoit un sale climat
Donc pour la mère patrie du vice
De la part de tous mes
Complices, des alentours ou
Des faubourgs,
Avant qu'on ne leur ravissent le jour:
NICK LA POLICE!!
Sylvaine
Noir Désir
Les Ecorchés

Emmène-moi danser
Dans les dessous
Des villes en folie
Puisqu'il y a dans ces
Endroits autant de songes
Que quand on dort
Et on n'dort pas
Alors autant se tordre

Ici et là

Et se rejoindre en bas
Puisqu'on se lasse de tout
Pourquoi nous entrelaçons-nous ?

Pour les écorchés vifs
On en a des sévices

Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Mais reste encore
Un peu après
Que même la fin soit terminée
Moi j'ai pas allumé la mèche
C'est Lautréamont
Qui me presse
Dans les déserts
Là ou il prêche
Ou devant rien
On donne la messe
Pour les écorchés
Serre-moi encore
Étouffe-moi si tu peux
Toi qui sais ou
Après une subtile esquisse
On a enfoncé les vis...

Nous les écorchés vifs
On en a des sévices.

Oh mais non rien de grave
Y a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi.
Emmene-moi, emmene-moi
On doit pouvoir
Se rendre écarlates
Et même
Si on précipite
On devrait voir
White light white heat
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux...
Serre-moi encore

Nous les écorchés vifs
On en a des sévices
Les écorchés vifs
On les sent les vis
2Splash
Leonard Cohen "Famous blue raincoat" (Album: Songs of love and hate - 1971)

Famous Blue Raincoat

It's four in the morning, the end of december
I'm writing you now just to see if you're better
New York is cold but I like where I'm living
There's music on Clinton Street all thru the evening.
I hear that you're building your little house deep in the desert
You're living for nothing now I hope you're keeping some kind of a record

Yes and Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear
Did you ever go clear?

The last time we saw you, you looked so much older
Your famous blue raincoat was torn at the shoulder
You'd been to the station to meet every train
You came home alone without Lili Marlene.
And you treated my woman to flake of your life
And when she came back she was nobody's wife

Well, I see you there with a rose in your teeth
One more thin gypsy thief
Well, I see Jane's awake
She sends her regards.

And what can I tell you my brother, my killer
What can I possiby say
I guess that I miss you, I guess I forgive you
I'm glad you stood in my way.
If you ever come by here for Jane or for me
Well, your enemie is sleeping and your woman is free

Yes, and thanks for the trouble you took from her eyes
I thought it was there for good so I never tried.

And Jane came by with a lock of you hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear
Sincerely, L. Cohen.

Zeu
Pink Floyd: Brain damage

The lunatic is on the grass.
The lunatic is on the grass.
Remembering games and daisy chains and laughs.
Got to keep the loonies on the path.

The lunatic is in the hall.
The lunatics are in my hall.
The paper holds their folded faces to the floor
And every day the paper boy brings more.

And if the dam breaks open many years too soon
And if there is no room upon the hill
And if your head explodes with dark forebodings too
I'll see you on the dark side of the moon.

The lunatic is in my head.
The lunatic is in my head
You raise the blade, you make the change
You re-arrange me 'til I'm sane.
You lock the door
And throw away the key
There's someone in my head but it's not me.

And if the cloud bursts, thunder in your ear
You shout and no one seems to hear.
And if the band you're in starts playing different tunes
I'll see you on the dark side of the moon.

"I can't think of anything to say except...
I think it's marvelous! HaHaHa!"


Pearl Jam: Betterman

Waitin', watchin' the clock, it's four o'clock, it's got to stop
Tell him, take no more, she practices her speech
As he opens the door, she rolls over...
Pretends to sleep as he looks her over
She lies and says she's in love with him, can't find a better man...
She dreams in color, she dreams in red, can't find a better man...
Can't find a better man (2x)
Ohh...

Talkin' to herself, there's no one else who needs to know...
She tells herself, oh...
Memories back when she was bold and strong
And waiting for the world to come along...
Swears she knew it, now she swears he's gone
She lies and says she's in love with him, can't find a better man...
She dreams in color, she dreams in red, can't find a better man...
She lies and says she still loves him, can't find a better man...
She dreams in color, she dreams in red, can't find a better man...
Can't find a better man (2x)
Yeah...

She loved him, yeah...she don't want to leave this way
She feeds him, yeah...that's why she'll be back again
Can't find a better man (3x)
Can't find a better...man...
Ohh...ohh...
Uh huh... (5x)
Ohh...
drkcrk
Quelques textes que j'aime beaucoup, mais il y en a tellement.
Que de l'anglais, en français, j'aurais cité Le Fleuve de Noir Désir (à l'époque, ils savaient écrire des texte) ou H.F. Thiéfaine (les Dingues et les Paumés), mais j'en ai déjà mis assez comme ca...
Pour celui de Nick Cave, j'ai choisi "Where the wild roses grow", mais beaucoup d'autres textes (notamment sur l'album Murder Balads) sont vraiment très beaux (Henri Lee, notamment).

Dead can Dance - Anywhere out of the World
We scaled the face of reason
To find at least one sign
That could reveal the true dimensions
Of life lest we forget

And maybe it's easier to withdraw from life
With all of it's misery and wretched lies
Away from harm

We lay by cool still waters
And gazed into the sun
And like the moth's great imperfection
Succumbed to her fatal charm

Any maybe it's me who dreams unrequited love
The victim of fools who watch and stand in line
Away from harm

In our vain pursuit of life for one's own end
Will this crooked path ever cease to end


Lou Reed - Perfect day
Just a perfect day,
Drink Sangria in the park,
And then later, when it gets dark,
We go home.
Just a perfect day,
Feed animals in the zoo
Then later, a movie, too,
And then home.

Oh it's such a perfect day,
I'm glad I spent it with you.
Oh such a perfect day,
You just keep me hanging on,
You just keep me hanging on.

Just a perfect day,
Problems all left alone,
Weekenders on our own.
It's such fun.
Just a perfect day,
You made me forget myself.
I thought I was someone else,
Someone good.

Oh it's such a perfect day,
I'm glad I spent it with you.
Oh such a perfect day,
You just keep me hanging on,
You just keep me hanging on.

You're going to reap just what you sow,
You're going to reap just what you sow,
You're going to reap just what you sow,
You're going to reap just what you sow...


Rob Dougan - Furious Angels

Like a sentence to death
I've got no options left
I've got nothing to show now
I'm down on the ground
I've got seconds to live
And you can't go now

Cause love, like an invisible bullet has shot me down and I'm bleeding - yeah, I'm bleeding
And if you go, furious angels will bring you back to me

You're a dirty needle
You're in my blood and there's no curing me
And I want to run
(like the blood from a wound)
To a place you can't see me

Cause love, like a blow to the head, has left me stunned and i'm reeling - yeah, I'm reeling
And if you go, furious angels will bring you back to me

You're a cold piece of steel between my ribs and there's no saving me
And I can't get up from this wet crimson bed that you made for me

Cause love, like a knife in the back, has cut me down and I'm bleeding - yeah, I'm bleeding
And if you go, angels will run to defend me - to defend me

Cause i can't get up
I'm as cold as a stove
I can feel the life fade from me
I'm down on the ground
I've got seconds to live
Then what's there that waits for me?

Cause love, like a sentence of death has left me stunned, and i'm reeling - yeah, i'm reeling
And if you go, furious angels will bring you back to me


Nick Cave - Where the wild roses grow
They call me The Wild Rose
But my name was Elisa Day
Why they call me it I do not know
For my name was Elisa Day
From the first day I saw her I knew she was the one
She stared in my eyes and smiled
For her lips were the colour of the roses
That grew down the river, all bloody and wild
When he knocked on my door and entered the room
My trembling subsided in his sure embrace
He would be my first man, and with a careful hand
He wiped at the tears that ran down my face

On the second day I brought her a flower
She was more beautiful than any woman I'd seen
I said, 'Do you know where the wild roses grow
So sweet and scarlet and free'
On the second day he came with a single red rose
Said: 'Will you give me your loss and your sorrow'
I nodded my head, as I lay on the bed
He said, 'If I show you the roses, will you follow'

On the third day he took me to the river
He showed me the roses and we kissed
And the last thing I heard was a muttered word
As he knelt (stood smiling) above me with a rock in his fist
On the last day I took her where the wild roses grow
And she lay on the bank, the wind light as a thief
And I kissed her goodbye, said, 'All beauty must die'
And lent down and planted a rose between her teeth
O'live
Bien... alors mes amis voilà une petite perle de Monsieur Gérald GENTY tiré de l'album "Humble héros" de 2004. Big' tu dois écouter cet album absolument ! Ce mec est un crétin génial. Les textes sont des trésors d'humour et de dérision. Il a fait deux albums. Le deuxième s'appelle "Le plus grand chanteur de tout l'étang" est c'est super drôle aussi.

Autruche


Si si c'est vrai! Ah ben, j'ai vérifié.
Non y'en a pas...

Y'a des autruches en Autriche
Si y'en a une c'est qu'elle triche
Y'a des abeilles en Autriche
Mais elles habitent une aut'ruche
Ce qui n'veux pas dire
Qu'y'a des autruches en Autriche

J'ai un copain qu'est pauvre
Mais j'en ai un aut'riche
Dans l'élevage d'autruche
Mais pas en Autriche
Car j'l'ai déjà dit
Y'a pas d'autruches en Autriche

Mon copain qu'est pauvre
Fait parti d'une secte
Quand l'gourou lui dit
Les australopithèques
Sont encore parmi nous
L'aut's'ralie au gourou

Si vous n'avez pas... tout compris
Ce que je dis ici
Retenez juste un truc
En géographie
Y'a pas d'autruche en Autriche
Et si y'en a une c'est qu'elle truche
Qu'elle triche, euh... oups

Au Liban, y'a des bancs qui font lit
En Aveyron, on peut faire de l'aviron
Dans l'Finistère, ils r'commencent à parler
Ils avaient fini par s'taire
Dans la Somme, ça faire cher l'addition
Les gens d'la Drome adhèrent en association
Dans la Nièvre, on élève des lapins, et c'est bien
Car tout est à sa place
Y'a pas d'autruches en Alsace...



Voilà. Moi, ce mec m'explose de rire. lollarge.gif Je vous en remettrai d'autres.
http://www.youtube.com/watch?v=HqgcenXfruc
2Splash
@ O'live: Merci, je ne connaissais pas et j'aime bien rolleyes.gif

Sinon, dans un tout autre registre: un des plus beaux chants d'espoir et de revendication (à mon avis) angel.gif

Lluis Llach "Soumniem"

SOMNIEM
SOMNIEU.
És clar que sí, somniem constantment.
ESPEREU MASSA.
És clar que sí, ham après a esperar i ho esperem tot.
VOLEU MASSA.
És clar que sí, volem massa, més, tot, àvidament.
TENIU MASSA PRESSA.
Sí, és clar que sí, caminar, arribar, recomençar, tenim pressa, molta pressa.

SOMNIEU.
Sí inevitablement, el somni d’avui com possibilitat del demà.
ESPEREU MASSA.
És clar que sí, i no ens fa cap vergonya ésser esclaus de l’esperança.
VOLEU MASSA.
És clar que sí, és el nostre dret rabiós, i encara més el nostre deure.
EXIGIU.
És clar que sí, apassionadament o amb tristesa.

I tanmateix,
i tanmateix, millor així,
millor un poble que es mou,
encara que, a vegades, precipitat,
encara que, a vegades, massa prudent,
encara que, a vegades, brut, baix, rastrer,
encara que, a vegades, sublim,
millor així, amb tota la seva condició humana, estranya i senzilla;
millor així, que no un ramat de xais sotmès al càlcul dels ordenadors d’interessos.
Per això, que ningú no s’avergonyeixi de dir, que ningú no s’avergonyeixi de cridar:
somniem, sí, constantment, somniem sense límits en els somnis,
somniem fins l’inimaginable.
Somniem sempre,
i ho esperem tot, hem après l’art d’esperar, aquest art d’esperar
en nits interminables d’impotència; sabem esperar i ho esperem tot, tot,
i ho volem tot, volem l’impossible per a arribar al possible,
volem el possible per a arribar a l’impossible;
millor així, amb tota la seva condició humana, estranya i senzilla;
millor així, que no un ramat de xais sotmesos al càlcul dels ordenadors d’interessos;
per això, si mai ens diuen, si mai ens gosen dir...

SOMNIEU.
És clar que sí! constantment, somniem sempre.
Si en dieu: ESPEREU MASSA.
És clar que sí, hem après a esperar, i ho esperem tot.
Si ens dieu: VOLEU MASSA.
És clar que sí, volem massa, més i tot, àvidament.
Si ens dieu: TENIU MASSA PRESSA.
És clar que sí, caminar, arribar, recomençar, sí, tenim pressa.


traduction:

NOUS REVONS

VOUS REVEZ,
Oui, bien sûr, nous rêvons toujours sans cesse,
VOUS ESPEREZ TROP
oui, bien sûr, nous avons appris à espérer et nous espérons tout.
VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, nous en voulons trop, plus encore: nous voulons tout.
VOUS ETES TROP PRESSÉS
Oui, bien sûr, avancer, arriver, recommencer.

VOUS REVEZ
Oui, inévitablement, le rêve d'aujourd'hui promesse du lendemain,
VOUS ESPEREZ TROP
Oui, bien sûr, et sans honte d'être esclaves de l'espérance.
VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, c'est notre droit rageur, plus encore: notre devoir.
VOUS EXIGEZ
Oui, bien sûr, avec passion ou avec tristesse,

et de toutes façons,
de toutes façons c'est mieux ainsi,
mieux vaut un peuple qui bouge
même s'il est parfois irréfléchi
même s'il est parfois trop prudent,
même s'il est parfois bas, sale, vil,
c'est mieux ainsi, de toute sa condition humaine, simple et étrange,
cela vaut mieux qu'un troupeau de moutons soumis aux calculateurs d'intérêts,
c'est pourquoi personne ne doit avoir honte de dire, honte de crier:
NOUS REVONS, oui,
Nous rêvons sans cesse, sans limite à notre rêve, nous rêvons jusqu'à l'inimaginable.
Nous rêvons toujours,
et nous espérons tout, nous avons appris l'art d'attendre,
l'art d'espérer en d'interminables nuits d'impuissance, nous savons espérer et nous espérons tout, tout,
et nous voulons tout,
nous voulons l'impossible pour atteindre le possible,
nous voulons le possible pour atteindre l'impossible,
c'est mieux ainsi, vous le savez tous,
même si parfois nous sommes irréfléchis,
même si parfois nous sommes bas, sales, vils,
c'est mieux ainsi de toute notre condition humaine, simple et étrange,
cela vaut mieux qu'un troupeau de moutons soumis aux calculateurs d'intérêts,
c'est pourquoi si l'on ose un jour nous dire:

VOUS REVEZ
Oui, bien sûr, nous rêvons toujours, sans cesse.
Si l'on nous dit: VOUS ESPEREZ TROP
Oui bien sûr, nous avons appris à espérer et nous espérons tout.
Si l'on nous dit: VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, nous en voulons trop, plus encore, nous voulons tout.
Si l'on nous dit: VOUS ÊTES TROP PRESSES
Oui, bien sûr, avancer, arriver, recommencer, oui, nous sommes pressés.

cylens
Napalm Death - You Suffer

You suffer - but why?
Sven
C'est concis, mais ça va a l'essentiel ...
something
Paroles d'une chanson d'un groupe que j'adore. Les Wriggles.

Artiste : Les Wriggles
Titre : Ah bah ouaih mais bon.


J’ai pas de papa, j’ai pas de maman moi j’trouve ça dégueulasse
Explique Bertrand au surveillant du dortoir de la Ddass
Et les autres enfants m’ont dit que ben normalement ils en ont

Ah ben oui mais bon

Ici vous êtes tous des orphelins, c’est la vie si tes parents sont morts



Putain c’est chiant tourneur fraiseur le travail à la chaîne
Explique Bertrand à son professeur de Cppn
Je vais pas passer ma vie à bosser pour pas un rond

Ah ben ouais mais bon

Si tu ne fais pas des efforts ce ne sont pas les efforts qui vont te faire



La semaine prochaine y a un luthier qui me prend en formation
Explique Bertrand au psy de l’armée du centre de formation
Avec ce métier j’ai découvert une passion

Ah ben ouais mais bon

Tu vois l’armée ça forge le caractère et on a jamais tué quelqu’un que je sache



Si je roule trop vite c’est que j’ai 5 heures pour faire Paris Béziers
Explique Bertrand au policier en train de verbaliser
Si vous me prenez le camion qu’est ce que je vais dire au patron

Ah ben ouais mais bon

Vous savez faut pas le prendre sur ce ton là monsieur le gouvernement a changé maintenant je fais ce que je veux



Je vous en prie je vous en prie laissez moi le temps je viens de me faire licencier
Explique Bertrand à son banquier conseiller financier
Si vous refusez mon chèque on va me virer de ma maison

Ah ben ouais mais bon

Si vous voulez monsieur une banque c’est une banque comment vous dire une banque c’est une banque



Putain Bertrand t’es chiant Bertrand t’es plus comme avant
Explique l’épouse de Bertrand à Bertrand zappant sur son divan
Tu passes tout ton temps devant la télévision

Ah ben ouais mais bon

Dallas ton univers impitoy…



Ouais c’est vrai que je bois mais je tape pas mes gosses quand même j’ai une âme
Explique Bertrand tout en tremblant à l’avocat de son ex-femme
Et c’est pas mon chômage qui va couvrir la boisson…. pension

Ah ben oui pardon mais bon

Il faut bien comprendre monsieur qu’en droit vous n’avez pas le droit de…



J’suis en fin de droit j’ai plus pognon j’attends le RMI
Explique Bertrand au million qui dit c’est pas ici
Vous vous foutez de ma gueule à chaque fois c’est ce qu’on me répond

Ah ben oui mais bon



J’ai pas fait une seule pièce même pas un seul ticket resto
Explique Bertrand station barbès au rambo du métro
Il fait moins 10 dehors et j’suis fragile des poumons

Eh ben va sous les ponts



Eh arretez les infirmières avec vos sales piqures

Explique Bertrant dans le samu qui roule à vive allure

Pim pom pim pom….

Molusk
Sympa ce topic, ça ma permi de me remémorer pas mal de textes de chansons que j'adore. smile.gif

Notamment "C'est quand qu'on va où ?" de Renaud et "Il est libre max" d'Hervé Christiani.
2Splash
Serge Gainsbourg "Variations sur Marilou" - L'homme à tête de chou (1976)

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec le zip
De ses Levi's
Je lis le vice
Et je pense à Caroll Lewis.

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses Levi's
Dans son regard absent et son iris
Absinthe dis-je je lis le vice
De baby doll
Et je pense à Lewis
Caroll.

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Quand crachent les enceintes
De la sono lançant
Accord de quartes et de quintes
Tandis que Marilou s'esquinte
La santé s'éreinte
A s'envoyer en l'air...

Lorsqu'en un songe absurde
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En pratiques obscures
Sa pupille est absente
Mais son iris absinthe
Sous ses gestes se teinte
D'extases sous-jacentes
A son regard le vice
Donne un côté salace
Un peu du bleu lavasse
De sa paire de Levi's
Et tandis qu'elle exhale
Un soupir au menthol
Ma débile mentale
Perdue en son exil
Physique et cérébral
Joue avec le métal
De son zip et l'atoll
De corail apparaît
Elle s'y coca-colle
Un doigt qui en arrêt
Au bord de la corolle
Est pris près du calice
Du vertige d'Alice
De Lewis Caroll.

Lorsqu'en songes obscurs
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En des rêves absurdes
Sa pupille s'absente
Et son iris absinthe
Subrepticement se teinte
De plaisirs en attente
Perdue dans son exil
Physique et cérébral
Un à un elle exhale
Des soupirs fébriles
Parfumés au menthol
Ma débile mentale
Fais tinter le métal
De son zip et Narcisse
Elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse
De sa paire de Levi's
Arrivée au pubis
De son sexe corail
Ecartant la corolle
Prise au bord du calice
De vertigo Alice
S'enfonce jusqu'à l'os
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

Pupille absente iris
Absinthe baby doll
Ecoute ses idoles
Jimi Hendrix Elvis
Presley T-Rex Alice
Cooper Lou Reed les Roll
Ing Stones elle en est folle
Là-dessus cette Narcisse
Se plonge avec délice
Dans la nuit bleu pétrole
De sa paire de Levi's
Elle arrive au pubis
Et très cool au menthol
Elle se self contrôle
Son petit orifice
Enfin poussant le vice
Jusqu'au bord du calice
D'un doigt sex-symbole
S'écartant la corolle
Sur fond de rock-and-roll
S'égare mon Alice
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

reynhart
@TooSplash : mortel, juste fabuleux Marilou heart.gif

Difficile pour moi d'en choisir une ou deux de Bashung tellement c'est bon, mais c'est pas une raison pour en choisir aucune, so =>

Volontaire

Emotions censurées
J’en ai plein le container
Je m’accroche aux cendriers
M’arrange pas les maxillaires
Section rythmique, section de combat
Effets secondaires
séquelles séquelles
C’est tout ce qui me reste de caractère

Tête brûlée
J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair
N’essayez pas de m’éteindre
Je m’incendie volontaire
A l’analyse il ressortirait
Que je suis pas d’équerre
Vol de nuit sur l’Antarctique
J’attends la prochaine guerre

Jamais d’escale
Jamais de contact
Avec l’ordinaire
Perdu la boussole le compas
Erreur volontaire

Frôler des pylônes
Des canyons
Frôler l’éphémère
Si tu touches
Si tu te crashes
Tu rentres dans le légendaire

Réalité
Réalités
Punition exemplaire
Si c’est pour jouer les fugitifs
Moi je suis volontaire


------------------------------


Le Dimanche a Tchernobyl

Le dimanche à Tchernobyl
J'empile torchons vinyles
Evangiles
Mes paupières sont lourdes
Mon corps s'engourdit
C'est pas le chlore
C'est pas la chlorophylle

Tu m'irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m'irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes

Le dimanche à Tchernobyl
J'harangue le soleil
J'harangue les sardines
Dans la rougeur des canaux

À la centrale y a carnaval
Java javel
Cerveau vaisselle
Chaque jour se rit de moi
Indolore

Tu m'irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m'irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl
J'empile torchons vinyles
Evangiles
Sortir en lamés
En ciré
Sortir du chapeau
Comme à l'accoutumée

Tu m'irradieras encore longtemps

Tu m'irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl

Tu m'irradieras encore longtemps

Tu m'irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes
Tu m'irradieras encore longtemps

Bien après la fin

Tu m'irradieras encore longtemps


2Splash
@reynhart: l'homme à tete de chou est une des "oeuvres" de Gainsbourg que je préfère. Grand succès à sa sortir, j'ai toujours douté, à l'époque, que les 3/4 des gens aient lu ou compris ce petit bijou d'érotisme souvent à double sens. lollarge.gif

Transit à Marilou

Vroom vroom me voici rose zinc
Avion fantôme hou hou
Aéroplane vieux coucou
Dont l'altimètre se déglingue
C'est à peine si je distingue
Les balises du terrain où
Je me pose en casse-cou
J'alanguis dans la nuit buccale
Où je vais transiter un coup
Serai-je chez les cannibales
Une haleine de peppermint
M'envahit le cockpit ding ding
Je me sens vibrer la carlingue
Se dresser mon manche à balou
Dans la tour de contrôle en bout
De piste une voix cunilingue
Me fait "glou glou
Je vous reçois cinq sur cinq"
Mais qu'est-ce que c'est que ce trou
Perdu suis-je en pays zoulou
Mais non voyons suis-je dingue
Je suis à Marilou.

Lunatic Asylium
Le petit lapin de Playboy ronge mon crâne végétal
Shoe shine boy
Oh Marilou petit chou
Qui me roulait entre ses doigts comme du caporal
Me suçotait comme un cachou
Et savait le dialecte chou
Poupoupidou
Tu sais ma Lou
Dans cette blanche clinique
Neuropsychiatrique
A force de patience et d'inaction
J'ai pu dresser un hanneton
Sur ma tête héliport
L'hélicoléoptère
De ses élytres d'or
Refermant l'habitacle
Incline ses antennes
Porteuses d'sos
Mais merde les phalènes
Frémissantes de stress
Interceptent en vol...
Mes signaux de détresse
Manque de bol
Les parasites de Radio Pou
On brouillé mes messages fou
Que j'étais de toi Marilou.

Et du point de vue musical "Lunatic Asylum" est un bijou de simplicité efficace. Un régal pour les oreilles... rolleyes.gif


big'
Un peu de Tom Waits :


Clap Hands

Sane, sane, they're all insane
The fireman's blind, the conductor's lame
A Cincinatti jacket and a sack luck dame
Hanging out the window with a bottle full of rain
Clap hands, Clap hands
Clap hands, Clap hands
Said roar, roar the thunder and the roar
Son of a bitch is never comin' back here no more
Moon in the window; a bird on the pole
Can always find a millionaire to shovel all the coal
Clap hands, Clap hands
Clap hands, Clap hands
Steam, steam a hundred bad dreams
Goin' up to Harlem with a pistol in his jeans

A fifty dollar bill inside a Palladin's hat
And nobody's sure where Mr. Knickerbocker's at
Repeat Second Verse Shine, shine a Roosevelt dime
All the way to Baltimore and runnin' out of time
Salvation Army seemed to wind up in the hole
They all went to Heaven in the little row boat
Clap hands, Clap hands
Clap hands, Clap hands


In The Neighborhood

Well the eggs chase the bacon
round the fryin' pan
and the whinin' dog pidgeons
by the steeple bell rope
and the dogs tipped the garbage pails
over last night
and there's always construction work
bothering you
In the neighborhood
In the neighborhood
In the neighborhood

Friday's a funeral
and Saturday's a bride
Sey's got a pistol on the register side
and the goddamn delivery trucks
they make too much noise
and we don't get our butter
delivered no more
In the neighborhood
In the neighborhood
In the neighborhood

Well Big Mambo's kicking
his old grey hound
and the kids can't get ice cream
'cause the market burned down
and the newspaper sleeping bags
blow down the lane
and that goddamn flatbed's
got me pinned in again
In the neighborhood
In the neighborhood
In the neighborhood

There's a couple Filipino girls
gigglin' by the church
and the windoe is busted
and the landlord ain't home
and Butch joined the army
yea that's where he's been
and the jackhammer's diggin'
up the sidewalks again
In the neighborhood
In the neighborhood
In the neighborhood








2Splash
Lhasa de Sela

El desierto
He venido al desierto pa irme de tu amor,
¡Que el desierto es más tierno y la espina besa mejor!
He venido a este centro de la nada
pa gritar,
Que tú nunca mereciste lo que
tanto quise dar...
¡Que tú nunca mereciste lo que
tanto quise dar !
He venido al desierto pa irme de tu amor,
¡Que el desierto es más tierno y la espina besa mejor!
He venido a este centro
de la nada pa gritar,
Que tú nunca mereciste...

He venido yo corriendo,
olvidándome de ti,
¡Dame un beso pajarillo
no te asustes colibrí !
He venido encendida al desierto
pa quemar,
Porque el alma prende fuego
cuando deja de amar...
Porque el alma prende fuego
cuando deja de amar.

He venido yo corriendo olvidándome de ti,
¡Dame un beso pajarillo,
y no te asustes colibrí!
He venido encendida al desierto
pa quemar,
Porque el alma prende fuego...

He venido yo corriendo olvidándome de ti,
¡Dame un beso pajarillo,
y no te asustes colibrí!
He venido encendida al desierto
pa quemar,
Porque el alma prende fuego cuando
deja de amar...
Porque el alma prende fuego cuando
deja de amar...

He venido al desierto pa irme de tu amor,
¡Que el desierto es más tierno
y la espina besa mejor!
He venido a este centro de la nada
pa gritar,
¡Que tú nunca mereciste lo que tanto quise dar !
He venido yo corriendo olvidándome de ti,
¡Dame un beso pajarillo,
y no te asustes colibrí!
He venido encendida al desierto
pa quemar,
Porque el alma prende fuego

Le désert
Je suis venue dans ce désert pour y fuir ton amour,
Car le désert est plus tendre et l'épine embrasse mieux !
Je suis venue ici au centre de ce néant pour y crier,
Que tu n'as jamais mérité ce que j'ai tant voulu donner !
Que tu n'as jamais mérité ce que j'ai tant voulu donner !

Je suis venue dans ce désert pour y fuir ton amour,
Car le désert est plus tendre et l'épine embrasse mieux !
Je suis venue ici au centre de ce néant pour y crier,
Que tu n'as jamais mérité...

Je suis venue en courant, en t'oubliant,
Donne-moi un baiser l’oiseau, n'aie pas peur colibri !
Je suis venue enflammée dans ce désert pour y brûler,
Car l'âme prend feu lorsque elle cesse d'aimer...
Car l'âme prend feu lorsque elle cesse d'aimer…

Je suis venue en courant, en t'oubliant,
Donne-moi un baiser l’oiseau, n'aie pas peur colibri !
Je suis venue enflammée dans ce désert pour y brûler,
Car l'âme prend feu...

Je suis venue en courant, en t'oubliant,
Donne-moi un baiser l’oiseau, n'aie pas peur colibri !
Je suis venue enflammée dans ce désert pour y brûler,
Car l'âme prend feu lorsque elle cesse d'aimer...
Car l'âme prend feu lorsque elle cesse d'aimer…

Je suis venue dans ce désert pour y fuir ton amour,
Car le désert est plus tendre et l'épine embrasse mieux !
Je suis venue au centre de ce néant pour crier,
Que tu n'as jamais mérité ce que j'ai tant voulu donner !
Je suis venue en courant, en t'oubliant,
Donne-moi un baiser l’oiseau, n'aie pas peur colibri !
Je suis venue enflammée dans ce désert pour y brûler,
Car l'âme prend feu…

Et hop! Un lien (vaut mieux que deux "tu l'auras")... angel.gif
http://www.youtube.com/watch?v=_kdXxIsPPWs
cylens
tiens, je l'ai écouté aujourd'hui, ce disque de Lhasa et bizarrement j'ai pas écouté "Rain dogs", par contre
2Splash
...sans doute parce que tu as bon gout whistle.gif

















....mais noooooon big', je plaisante!!! lollarge.gif
big'
Il est interdit de plaisanter sur Tom Waits. lollarge.gif
Jenlain
Je voudrais pas crever de Vian est passée, Hécatombe de Brassens aussi, moi, je citerais en fait quasi tout Brel, Brassens et Higelin, je vous mets mes préférées pour chacun de ces maitres de la chanson française, j'oublie bien sur Léo Ferré, mais le choix est si vaste... :

Les Passantes, Brassens sur un poème d'André Pol : Sans doute ma préférée !


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

Orly, par Jacques Brel :

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t'aime
Elle doit lui dire: je t'aime
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
C'est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement ils pleurent
Ils pleurent à gros bouillons
Tout entourésqu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploir de les juger

Mais la vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et maintenant ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais il
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment lentement ces deux corps
Se séparent et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient
Et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis en reculant
Comme la mer se retire
Ils consomment l'adieu
Ils bavent quelques mots
Agitent une vague main
Et brusquement ils fuient
Fuient sans se retourner
Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier

La vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte
Sans un cri sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'a terre
Ça y est elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra ses projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre
Je suis là je le suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit

Et une de l'autre grand jacques, Monsieur Higelin, Il n'y a pas de nom :


Il n'y a pas de nom sur cette croix rouillée
Plantée dans le fourreau du ventre de la terre,
Au fond d'un cimetière abandonné.

Qui est né, qui est mort, qui dort sous cette croix?
Quel sort l'a condamné, sans regret ni remord,
Au secret de l'anonymat?

Depuis combien d'années personne n'est venu
Rendre un dernier salut, fleurir d'une pensée
Celui ou celle qui n'est plus?

Dans le désert de la solitude d'où jamais personne ne revient
Réclamer à l'ingratitude la maigre part du respect qu'on lui doit,
Rien qu'une prière pour le repos de son âme.

La vie, l'amour, la mort sont filles du néant
Que le vent de l'histoire balaie d'un courant d'air
Dans les couloirs de l'infini.

Dans le désert de la solitude d'où jamais nul ne revient
Témoigner de l'ingratitude qui l'a abandonné au seuil du tombeau
Sans une prière pour le repos de son âme.
2Spla