Test de l'Aria SB1000
Aria fabriquait dans les années 80, une basse qui a encore une excellente réputation. Actuellement elle est toujours recherché par certains connaisseurs, qui connaissent précisément la qualité de lutherie provenant de Matsumoku. Un look unique, des perfs assez intéressante, bref une basse dont la côte ne peut que monter au fil des ans.
Historique d'Aria :
Aria Compagny fondé en 1953 au Japon par Shiro Arai, a commencé a fabriquer les guitares acoustiques de marque Aria et les vendre en 1960.
Les premières guitares acoustiques originale a la marque sont fabriqués en 1964. 2 ans plus tard, la fabrication des guitares électriques commença.
Le nom de marque Aria a été changé en aria pro II vers la fin de 1975, bien que ce nom ai été employé principalement (mais pas exclusivement) pour les guitares électriques. Toutes les guitares ont été fabriquées au Japon jusqu'en 1988. Ensuite la production des modèles moins chers a été commutée en Corée. Au milieu des années 90 quelques modèles ont été fabriqués aux État-Unis.
Il est a noter que les basses fabriqués avant 1987 sont grosso modo la meilleure période de production de la marque hormis custom shop.
Actuellement la seule basse qui ressemble a une SB1000 reste encore fabriqué, il s'agit d'une réplique assez proche de celle utilisé par Cliff Burton a l'époque.
Détails sur la basse testée :
Aria a fabriqué des SB1000 entre 1978 et 1987. Celle ci date de 1986. Il existe d'autres modèles, passif, actif a un ou deux micros mais ne portant pas la même référence. L'usine Matsumoku ayant fermé en 1986, elle est probablement l'une des dernières de la série des SB1000. De manière générale les rééditions n'ont été fabriqué qu'a partir de 1990 pour ce modèle.
Caractéristique :
Cordes : Existe en 4 uniquement
Corps : 2 pièces de frène Canadien
Manche : en 5 parties érable/noyer
Table : Aucune
Touche : Ébène avec des repères en perloid
Radius du manche : 25,4 à 40,64 mm
Nombre de frettes : 24
Diapason : 34"
Micro : MB-1E double bobinage
Électronique active : BB Circuit+Noise Killer
Mécanique : Gotoh chromé
Chevalet : Laiton spécifique a la série
Silet : Laiton
Finition : Padouk rouge
Espacement cordes au chevalet : 16.5 mm
Espacement total au niveau du silet : 44 mm
Contexte de l'époque :
Le gros souci dans les années 70, c'est le manque de choix face a Fender, Gibson et Rickenbacker. Hormis Ibanez ( je pense en particulier a la Musician ) et Aria, la plupart des autres marques et copies sont de mauvaise qualité et ne font preuve d'aucune innovation. Le choix se fait donc soit en achetant un vrai instrument ou sa copie beaucoup moins cher.
Malgré tout, Jack Burce, John Taylor, Rudy Sarzo ainsi que de nombreux bassistes confirmés font confiance a Aria à l'époque. Quelques années plus tard Cliff Burton alternait entre une Rickenbacker et une Aria Pro SB1000 légèrement modifiée ( Inlays )
Peu a peu, la demande a changé, d'autres marques sont apparues, mais ce modèle est représentatif du haut de gamme Japonais de l'époque, et n'a rien a voir avec les productions actuelle venant de Korée.
Premières impressions :
La basse est assez lourde pour pas mal de monde, mais surtout bien équilibré. La tête ne tombe pas même avec une sangle bas de gamme. L'accès aux aigu est excellent. On se sent rapidement a l'aise dessus, le micro est propice pour poser le pouce et ça se fait tout naturellement.
La tête change beaucoup de ce que j'ai l'habitude de voir, longue avec un fin placage au dessus et ornée de 4 mécaniques chromé, elle est toute particulière et n'a pas été reprise par un autre fabricant. C'est aussi la marque de fabrique de ce modèle, pour être franc au début ça me paraissais "tout mutch" mais finalement ça ne gêne en rien.
Le chevalet est encore un modèle original, tout en laiton puis verni pour éviter d'avoir des taches dès utilisation. Il tient très bien l'accord, ne se dérègle pas, et comble du luxe, on peut mettre les cordes très rapidement dessus sans perdre du temps. Je ne sais pas s'il améliore le sustain, ce qui est sûr, c'est qu'il fait bien ce qu'on lui demande.
Le silet est en laiton verni, généralement le fait d'avoir un silet en laiton permet d'avoir des notes a vide plus proche des notes frettés normalement. Fable ou pas, nombreux sont les bassistes qui pensent que cela joue.
Le manche est serti d'une touche en ébène et de frettes assez grosse, plus proche des frettes jumbo que des frettes de mandoline. Globalement ce qui étonne le plus est le faible écart entre les cordes au niveau du chevalet, et un parallélisme entre corde assez important. Elle sont quasi parallèle contrairement a des basses plus standard. Dans un premier temps ça étonne, mais on adopte très rapidement. Il est dommage qu'Aria n'ai pas sorti de modèle 5 ou 6 cordes, ce modèle est tellement facile a jouer, que ça serait un régal de tester d'autres basses du
même type. D'autre part, il est possible de régler les cordes a raz la frette sans gros souci. Le trus rod est facilement accessible sous sa petite plaque en bois. Les inlays sont vraiment là pour la forme, le manche est tellement rapide, confortable et le radius sécurisant, qu'on prend confiance en l'instrument et qu'on hésite plus a jouer sans vérifier les repères.
L'électronique embarqué est assez complexe, en fait le préamp est constitué de deux modules, le BB Circuit qui est chargé de faire préamp+sélecteur de tonalité, et le Noise Killer qui sert a optimiser le niveau de sortie. C'est difficile a dire étant donné que les modules ne peuvent pas être ouvert sans casse. Le tout fonctionne en 18v, et prend pas mal de place dans la cavité de l'instrument.
Globalement la tonalité reste passive qu'on soit en passif ou actif. Le mode passif est très naturel sur cette basse, le mode actif reste excellent mais c'est tout de même assez différent. Disons que le mode passif permet pour ce modèle d'avoir le meilleur son quand l'instrument et seul ou accompagné d'une batterie. En groupe c'est différent et il ne faut pas hésiter a activer l'électronique active pour avoir plus de possibilité, en particulier le selecteur 6 positions.
Le sélecteur de tonalité permet d'augmenter de façon conséquente les possibilités de l'instrument, le sélecteur 6 positions permet d'avoir un son chargé en grave, jusqu'au son très agressif avec le bruit des frettes etc. A l'usage j'ai 2-3 réglages et je joue surtout sur la tonalité. L'unique micro permet de limiter les réglages de son, mais finalement vu qu'il est bien placé, c'est pas plus mal ! Globalement le réglage au milieu permet d'avoir un son assez approchant en passif, avec le même niveau de sortie. Globalement en enregistrement pur, je l'utilise plutôt en passif, en groupe, l'actif permet d'avoir plus de possibilités et ceci rapidement.
L'état global du corps est bon mais la basse a tout de même vécue, quelques éclats de vernis ici et là. Un instrument qui a vécu un petit peu donc. Cependant le manche n'a pas bougé malgrès ses 20 ans d'âge ! La plaque arrière est coupé en deux partie de façon a pouvoir acceder rapidement aux piles en enlevant uniquement 3 vis. D'après les propriétaires des Aria, il semble que la durée de vie des piles est inférieur a d'autres basses, pour l'instant je ne les ai pas changé, a voir dans le temps donc.
La sonorité :
Je pensais qu'un seul micro allait fortement diminuer la polyvalence de l'instrument. Finalement c'est tout le contraire, elle est a l'aise partout. Le switch 6 positions pour la tonalité permet de couvrir une large palette de son. L'emplacement du micro a été choisi avec soin, il capte au mieux les cordes et on ne ressent absolument pas un manque ou le besoin d'un second micro. Cette basse peut avoir un son raque ou au contraire très aigu, les réglages extrêmes ne faisant pas dans la demie mesure !
Un super sustain, de belles harmoniques, un bon grain de son, c'est tout ce que j'aime sur une basse, et c'est le cas ici. Pour le slap, je n'ai pas encore trop testé. Aucun souci pour passer a travers d'effet ou faire du funk, du jazz, du rock.
Le niveau de sortie est plutôt élevé, le son est très défini avec un growl propre a ce modèle et que je n'ai pas retrouvé sur d'autre basse. Finalement en ce moment c'est devenu ma basse principale de repet.
Conclusion :
Une basse versatile, simple a jouer, que du plaisir. Elle a un look qui tranche avec les basses actuelles, une électronique assez avancée pour l'époque et surtout une lutherie au dessus de tout reproche. Quand on cherche différent avis sur le net, on se rend compte que beaucoup de monde la préfere a des basses de luthiers ( cf harmony central ) et ne lui trouve que des qualités. Ce qui est certain, c'est que la côte est souvent en dessous de ce qu'elle vaut vraiment. En résumé une bonne basse, tout simplement.
| Lutherie |
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| Électronique |
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| Jouabilité |
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| Son |
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| Au blobal |
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