Power Flower, le test de la Daisy Bass
La Daisy Bass est un modèle vraiment particulier qui pourra plaire à certains et déplaire complètement à d'autres, elle est sans concessions : elle se présente sous la forme d'une fleur à la place du corps, et d'une feuille en guise de tête. Il s'agit d'un instrument « shortscale » (taille du sillet au chevalet = 30") qui conviendra donc tout à fait à des joueurs avec de petites mains ou encore aux femmes.
Details sur l'objet acquis :
Evidemment, cet instrument ne passe pas inaperçu !
Cette basse est fabriquée en chine et la finition est plus que soignée. Le corps est en tilleul. On remarque d'emblée la plaque ronde au centre de la basse (le cœur de la fleur) qui est de type « white pearl », ce qui confère à l'instrument un côté terriblement funky ! À son centre, on trouve le micro « précision » designed by Duncan, s'il vous plaît (électronique passive).
Le sillet quant à lui semble être en plastique et remplit tout à fait son rôle, les mécaniques sont chromées et le chevalet de type Jazz Bass vintage.
Le manche est en érable et la touche en bois de rose, il est fixé avec quatre vis et la plaque de fixation
est gravée de l'emblème de « Daisy rock ».
On remarquera bien sûr les magnifiques marques en forme
de fleur qui ornent ce manche ce qui reste rare pour un instrument de série. Le manche est rapide et relativement fin, et l'adaptation du diapason court est très rapide, en fait il n'y a pas de temps d'adaptation.
Prise en main :
C'est là que les choses se corsent ! Effectivement, il est pratiquement impossible de positionner l'instrument confortablement sur ses jambes, forme de fleur oblige. Du coup, le joueur aura soit la possibilité de tenir la Daisy Bass à 120° en appui sur le genou, soit de jouer debout à l'aide d'une sangle, et même là il faudra encore un petit temps d'adaptation car la légèreté ainsi que la forme du corps font constamment piquer du nez l'instrument, ce qui peut s'avérer un peu irritant si on n'arrive pas à bloquer la basse tout en conservant un jeu confortable.
Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue que les acquéreurs de cette basse ne se l'offriront probablement pas pour le côté pratique mais plutôt pour le design. De plus, cette basse est plus destinée à être utilisée sur scene (sanglée, donc) qu'en studio.
Malgré ce point plutôt négatif, le manche est lui très facile à jouer, relativement rapide et on accèdera facilement jusqu'à la 20è case, ce qui sera suffisant pour un bassiste habitué aux instruments de type Jazz Bass, mais très limite pour quelqu'un ayant un jeu plus moderne, habitué à un standard de 24 cases (ici,
il n'y en a que 22).
Après plusieurs minutes, aucune douleur n'apparaît : le manche est fin et vos doigts s'y baladeront avec plaisir.
Le son :
Eh bien le micro précision s'est avéré très satisfaisant et de bonne qualité. Le son est au rendez-vous tout en ayant une approche on ne peut plus simple puisque les réglages se limitent à un volume et une tonalité. Simple oui, mais très efficace également : on passera sans peine d'un son « Motown », bien rond, à des slaps plus claquants et mine de rien cette basse est à mon avis tout à fait polyvalente.
En bref :
Destinée tout d'abord à un public féminin, cette basse ravira les amateurs de Funk de par son look très original, et un son tout à fait adapté à ce type de musique. La taille et le poids réduit de l'instrument permettent de la porter et de la transporter des heures sans se fatiguer. Il va de soi que vos collègues risquent de faire un peu la tête si vous sortez la bête lors d'un concert de jazz. Le look particulier fait de cette basse ses qualités en même temps que ses défauts. Certaines basses sortent de l'ordinaire et je trouve agréable que certains fabricants fassent des efforts sur le fait de fabriquer autre chose qu'une simple copie de Jazz Bass ou de précision.

Enfin, l'objet fût acquis pour 305.87 livres anglaises sur le site de Daisyrock UK, prix honorable pour l'originalité et la qualité de l'instrument (livré dans une housse rose avec les clés de réglage). Elle existe dans les coloris jaune, bleu, rose et blanc (avec plaque yellow-pearl dans ce cas).
À noter pour l'anecdote : quelques personnalités jouant sur Daisy Rock : Robert Smith ; Nina Hagen ;
Rebecca Lord ; Joan Osborne ; Adam Levy (Norah Jones).
| Lutherie |
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| Électronique |
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| Facilité de jeu |
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| Son |
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| Note globale |
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