Test de l'ultra-DI Behringer DI100
Une bonne boîte de DI est toujours utile. Que ce soit en studio pour s'enrengistrer directement dans la console ou bien en concert pour passer directement dans la table de mixage et s'entendre directement dans la sono. Bref, les possibilités ne manquent pas.
Il existe plusieurs sortes de boîtes de D.I
Passive : Bon rapport qualité/prix, en général d'une simplicité extrême, comporte un transformateur et une électronique minimaliste.
Active : Apportent généralement plus d'option et un signal de sortie plus important et donc une immunité aux parasites améliorée.
À tube : Catégorie a part, la D.I sera moins neutre mais assez appréciée, généralement plus adaptée pour le studio.
La société Behringer
Le premier produit sort en 1978, il s'agit d'un synthétiseur nommé UB1. Ensuite, au fil du temps, la société est devenue très importante, couvrant une centaine de pays et ayant 2500 collaborateurs. La société est créée en 1989. La gamme est très large et comprend à peu près tout ce dont ont besoin les musiciens dès lors que le produit comporte un peu d'électronique. La politique de Behringer est de vendre un maximum de produits à un prix très agressif. En vendant plus, on peut faire baisser le coût de chaque produit fabriqué. La conception est donc faite en Allemagne et la fabrication en Chine dans une usine certifié ISO9000. La gamme des produits est vraiment étendue et une majorité de produits valent la peine d'être testés.
Quel est la fonction d'une DI :
Une DI (Direct Injection) sert à convertir un signal analogique provenant d'une basse ou d'un autre instrument en un signal symétrique.
Pourquoi diable utiliser un signal symétrique alors que le signal de ma basse est déjà parfait, tout simplement pour annuler les parasites et avoir un signal facilement exploitable par un ingénieur studio ou par des appareils dit professionnels : table de mixages, amplificateur de puissance, sono, carte son pro, etc.
Le signal analogique provenant d'une basse ou d'une guitare peut bien entendu être exploité sur une console studio mais il est préférable d'avoir un signal symétrique pour garantir le meilleur son possible.
Sur scène, c'est encore plus utile, sachant qu'il est important d'en avoir une. En cas de panne de l'ampli, par exemple, une alternative est d'utiliser un microphone branché dans la sono puis d'enrengistrer l'ampli, mais généralement le signal ne sera pas de bonne qualité, dépendra du micro, sans compter le larsen, etc.
D'autre part, il y a une isolation galvanique qui permet pour simplifier d'avoir une masse virtuelle à l'intérieur de la DI. En cas de problème avec le matériel raccordé (court circuit, par exemple), le musicien n'aura pas de problème. Sur une basse, par exemple, les cordes sont reliées à la masse. Si l'ampli a un souci, dans certaines conditions, il peut "ressentir" le problème. Avec l'isolation galvanique, il n'existe pas ce genre de souci.
Pour différencier ces 2 signaux, c'est très simple :
Un jack correspond à une sortie asymétrique, standard donc pour un instrument. Les 2 conducteurs sont : masse et signal positif.
Une XLR correspond à une sortie symétrique, standard dans le milieu pro en terme de transport de signal.
Les trois conducteurs sont : phase positive, phase négative du signal, puis masse.
Pourquoi préférer une boîte active à une passive :
Les 2 plus grandes catégories d'une boîte de direct sont soit active, soit passive. Les boîtes à tubes sont particulières et plus onéreuses, généralement faites pour compresser et grossir un peu le son.
Une boîte passive coûtera légèrement moins cher qu'une active mais leur performance dépendra surtout de l'instrument connecté. Le gros problème des boîtes passive est que l'impédance de sortie dépendra surtout de l'instrument connecté, les fréquences de réponses s'en trouvent modifiées. Donc, d'après moi, à part si le reste de la chaîne prend en compte l'impédance de sortie qui sera différente selon les instruments, le résultat a de grande chances d'être médiocre.
Il ne faut pas oublier qu'une bonne boîte de directe doit pouvoir être utilisé n'importe où quelque soit l'instrument raccordé, chose que permet une boîte passive mais avec des performances passables la plupart du temps.
L'Ultra-DI100 :
Le packaging est propre et lisible, beaucoup de fabricants on un produit intéressant mais ne savent pas les mettre en valeur,
toutes les informations importantes figurent au dos de la boîte, ce qui est une très bonne idée sachant qu'une DI ne peut être testée de la même façon qu'un effet. Enfin, en boutique, il n'est pas toujours aisé de tester ce genre de produit dans de bonnes conditions.
Caractéristiques :
Fréquences de réponse |
10 Hz a 93 kHz |
Niveau de bruit |
-110 dBu |
THD+N @ 1 kHz/ 0 dB |
<0.005 |
Impédance d'entrée |
<250 K Ohms |
Impédance de sortie |
>600 Ohms |
Entrées |
6.35 mm IN/Link Out |
|
XLR unbalanced I |
Sortie |
XLR balanced Ou |
Volume d'entré max |
+10/+30/+50 dB |
Alimentation |
18 a 48V D |
Batterie |
9V |
| Dimensions |
150x130x60 mm |
| Poids |
650 g |
Sur le papier cela semble très intéressant, la première chose que l'on remarque est le niveau de bruit qui est excellent et la bande passante qui descend très bas. Le reste des spécifs est au-delà de ce que la basse a besoin en matière de DI, donc elle rentre tout a fait dans les besoin de tout bassiste, même en Sub Basse de part la limite basse imposée de 10 Hz.
Après avoir ouvert le carton, la première impression est l'aspect solide de la DI, c'est pas léger et elle inspire tout de suite confiance. Tout indique qu'elle résistera aux assauts du temps. Je trouve que l'objet est vraiment réussi, toutes les indications sont claires et les 4 supports permettent de la protéger même en cas de chute. Les jacks sont de bonne qualité et les boutons solides. Bref, la première impression est très bonne.
Au niveau des fonctions, ça reste simple, un switch pour préserver la batterie en cas d'utilisation autonome sachant que comble du luxe une LED clignote pour indiquer qu'elle est utilisée. Je précise au passage que le connecteur pour la pile est de qualité ce qui est rarement le cas.
Deux autres switchs sont présents pour régler le niveau de sortie et donc l'atténuation. Chaque pression enlève 20 db. En sortie, on a donc au choix +10, +30, +50 dBu, au maximum, bien entendu. Le dernier switch sert à séparer totalement les masses d'entrée et de sortie et donc de les rendre indépendantes. Ceci permet d'éviter entre autre des boucles de masse.
L' intérieur
L'électronique est bien réalisée, le transfo OT1, pièce intégrante de la DI, figure en bonne place sur l'une des deux platines. Les composants sont de qualité et bien sélectionnés, circuit intégré en CMS sur un coté et condensateurs
chimique standards de l'autre. Je suis étonné de voir des platines doubles couche à trous métallisés sur du matériel de ce genre. Le montage par entretoise est aussi très intéressant au niveau solidité de l'ensemble, enfin vu l' épaisseur de l'alu, je pense que cela ne bougera pas de toutes façons.
L'utilisation
Rapidement branchée, on se rend compte qu'elle tient toutes ses promesses. La sortie Link permet de brancher un ampli voire des enceintes actives pour avoir un retour. Très utile sur scène, évidement. D'autre part, avec un home studio, généralement je m'arrachais les cheveux avec le son venant des HP qui ne reproduisait pas réellement ce qui était joué, et là, on branche un petit ampli basse via la sortie Link et ça redevient un plaisir de jouer.
En conclusion
Une fabrication au-dessus de tout soupçon malgré les a priori que je pouvais avoir. Un look et une solidité remarquables, pour le prix, vous trouverez difficilement mieux.
| Construction |
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| Électronique |
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| Prix |
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| Utilité |
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| Note globale |
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