28.07.2004
Rencontre membres
Une petite visite s'est déroulée à Pigalle pour tester du matériel, l'occasion pour certains membres du forum de se rencontrer et de passer un bon après-midi ensemble. Des photos ainsi que quelques vidéos ont été prises à cette occasion ...


20.07. 2004
Nouveau design
Tenter de refaire le design et d'utiliser le temps que j'ai a ma disposition pour faire un site agréable. Ca prendra probablement plusieurs mois car l'envie est très aléatoire surtout en ce moment...
11.06. 2000
Ouverture du site
Après avoir fait le constat de voir que les sites de basses étaient inexistants sur le Net ( hors US ) et disposant de temps, j'ai pris la décision d'en créer un. Ce ne fut pas chose facile et les début furent très laborieux...

11.12.1951
Jaco Pastorius
Naissance du bassiste qui a tout révolutionné dans le monde de la basse, influence majeure d'une bonne partie d'entre nous, il laissera telle une comète une trace indélebile dans le continuum... so long Jaco.

 Test de l'accordeur Peterson StroboStomp :


   Souvent après la housse, l'accordeur vient en 3éme position d'achat. Tout le monde connaît le rustique modèle analogique qui rend de super services. Généralement, il est suffisant pour la majorité des besoins, cependant, de part la multiplication des cordes, des accordages en Drop D, avec un capodastre, il devient vite nécessaire d'acquérir un objet un peu plus haut de gamme, surtout s'il intègre au passage d'autres options plus intéressantes.

Il existe plusieurs sortes d'accordeurs :


Classique à aiguille : bon rapport qualité/prix, précision moyenne.

À LED : Généralement réservé à des racks, précision bonne et avantage de la lisibilité sur scène si l'on veut s'accorder rapidement.

Accordeur stroboscopique : Catégorie à part, qui n'est fabriquée que par Peterson Tuners, ça tombe plutôt bien car c'est cette technologie que l'on teste aujourd'hui.

Un peu d'histoire :

    Richard H. Peterson, le fondateur de la société, a un parcours très intéressant. Après être né à Chicago en 1925, il baigne dans l'univers des orgues, rapidement il s'intéresse à l'électronique sous toutes ses formes : radios, tubes, mécanismes et plus particulièrement par le couplage électronique/orgues.

    Pendant la deuxième guerre mondiale, il est opérateur radio puis continue le développement de l'intéraction électronique/orgue, l'attaque, le délai et l'indépendance entre chaque note.

En 1951, il rencontre Don Leslie qui devient un fidèle ami. Ils développent ensemble principalement des inventions pour orgue dont la wha wha qui sera transposée par la suite sur d'autres instruments. Il s'agit de réel passionnés qui partagent ensemble une passion commune.

Le reste est tout aussi passionnant et disponible en Anglais à cette adresse.

La gamme Peterson :

    Aucune marque n'est parvenue à un tel degré d'excellence en matière d'accordeur. Généralement, cette gamme se retrouve majoritairement chez des luthiers/studios qui s'en servent pour accorder précisément leurs instruments. Il faut bien comprendre que des millions d'instruments ont été accordés a l'origine à l'aide de ce type d'accordeur, pas seulement des guitares ou des basses, bien entendu.

 

Ce qui fait la différence :

    La principale caractéristique qui fait la réelle différence reste la méthode d'accordage. Il n'y a pas d'aiguille ou de LED, le fonctionnement est différent. Sur les modèles de table différents disques tournent dans un sens différents, chaque disque représente une gamme d'octave. Comme toute la série est chromatique, le nom de la note ainsi qu'une indication sur les dièses et les bémols apparaissent. Ce n'est pas forcement facile a expliquer, mais pour simplifier, ces disques tournent dans un sens et ont une vitesse différentes quand l'instrument n'est pas correctement accordé. Progressivement, les disques tournent à la même vitesse et dans le même sens. Une fois qu'ils s'arrêtent, l'accordage correspond à la note indiqué.

 

StroboStomp Virtual Stromp Tuner

    L'emballage présente l'accordeur de façon attractive. Ça change de la majorité des boites de carton sur le marché. Après un rapide déballage, je sors une petite boite très design et jolie, un objet presque féminin, aux formes douces et design. Une réelle recherche a été effectuée pour plaire à un maximum de gens. D'ordinaire, le reste de la gamme est très sobre, cubique et d'apparence pro, là, c'est plus accessible et simple.

Récemment, Peterson a sorti cette pédale pour répondre de manière plus adaptée aux besoins des musiciens voulant l'utiliser tout les jours sur scène avec moins de contrainte qu'avant. Un format proche d'un effet standard a été la meilleure solution. Un écran rétroéclairé a été installé de manière à pouvoir s'accorder sans problème dans l'obscurité. Le design ressemble beaucoup à une carrosserie de voiture, beaucoup d'éléments subjectifs indiquent et renforcent ce fait, comme l'aspect drapeau noir et blanc présent sur la sérigraphie ainsi que sur la boite. Cela tranche totalement avec les autres produits de la gamme, plus cubiques, noirs, austères, mais très pros. L'ensemble est robuste et digne de confiance, ce dont Peterson ne se cache pas. :-)

 

    On peut alimenter la pédale avec une pile de 9V mais vu la luminosité de l'ecran et après renseignements, elle tiendra 8h si elle est de bonne qualité. Il vaut mieux à mon avis prendre un adaptateur 9V. D'autant plus qu'elle consomme beaucoup vu la chaleur de mon alimentation EBS. La consommation nominale de la pile est de 85mA, ce qui est important. C'est justifié de part la luminosité de l'écran. Dommage qu'il n'y ait pas un réglage pour celui-ci, cela permettrait d'économiser fortement la pile. La trappe sur le coté est pas mal même si je préfère généralement l'alu.

    L'écran est un réel modèle de clarté et de lisibilité, aucun souci pour voir correctement dans le noir. Pour donner un ordre d'idée, une TV de ce format éclaire autant. Ce n'est pas un simple écran LCD mais une matrice de point éclairée par des LED haute luminosité, un écran haut de gamme et assez coûteux que les amateurs d'électronique connaissent bien.

    Le switch est digne de confiance, la LED qui s'éclaire selon le mode de bypass est très visible. 2 petits boutons en-dessous de l'écran permettent de naviguer et de sauvegarder des pressets dans les différents modes. Ce switch est un modèles 3DPT, donc un true bypass réel est installé dans l'appareil. Il est légèrement incliné ce qui facilite selon moi l'appui. Les 2 petits switchs au-dessus sont suffisamment discrets et enfoncés pour pouvoir être certain de ne pas modifier de réglage même en appuyant dessus avec le pied.

    L'électronique est fabriquée avec un soin plutôt rare, un blindage au niveau de l'écran permet de ne pas avoir d'influence électromagnétique sur l'électronique principale. Le reste du boîtier étant en alu (elle pèse 475 g en tout), aucun problème en ce qui concerne d'éventuels parasites. Le câblage est propre et la technologie utilisée CMS permet de diminuer la taille des circuits imprimés ainsi que le bruit électronique. Les différentes platines sont reliées entre elles au moyen de nappes et de connecteurs d'excellente qualité.

Après avoir détaillé les premières impressions qu'ils m'aient été données d'avoir en observant la pédale, passons aux caractéristiques !

 

Les principaux éléments intéressants :

True Bypass réel à l'aide d'un switch 3DPT
6 pressets d'accordage temperé et 3 pressets Buzz Feiten
2 pressets utilisateurs avec possibilité de sauvegarder
Transposition automatique si un capodastre est utilisé
Drop ajustable
0.1 % de précision en mode accordeur
Sortie DI active
Construction en alu très résistante
Alimentation par pile ou transfo

Au niveau des modes d'accordage :

    Hormis le fait que l'on peut accorder une basse 7 cordes ou une guitare 12 cordes sans rien modifier aux pressets, un menu est accessible sur simple pression de touche et permet de rentrer 2 pressets utilisateurs ou d'utiliser les modes disponibles. Tout se règle à l'aide de 2 touches situées sous l'écran.

Le diapason peut être choisi entre 433 et 447 Hz par pas de 0,5 Hz. Les accordages alternatifs permettent de mettre un capodastre jusqu'à la 5 ème frette, d'autre part on peut choisir entre un demi-ton et quatre demi-tons.

En tout, 9 tempéraments pré-réglés sont déjà disponibles d'origine. Hormis les accordages spéciales gratteux, pour la basse un accordage spécial adouci permet de jouer avec un piano acoustique, un autre sert dans le cas où vous avez une basse avec le système Buzz Feiten.

La possibilité de sauvegarder 2 pressets vous permet d'envisager les accordages les plus fous, notamment en drop. La programmation est simple et intuitive, même si l'aide est assez discrète.

Étant 30 fois plus précis qu'un accordeur de type LED, aucun remord pour le remplacer. De plus, l'écart d'accordage autorisé se situe entre 8 Hz et 1975 Hz, a priori aucun souci avec une Sub Basse, donc. ;-)

La sortie DI :

    Comble du luxe, la StroboStomp fait aussi DI active. Pas de souci au niveau de la connectique, c'est du Neutrik. D'autre part, en cas d'utilisation avec une prise munie d'une alimentation fantôme, pas de danger pour la pédale. Je ne l'ai pas testée, mais vu la réputation de la marque, je ne ne m'inquiete pas. En regardant de plus près, on remarque aussi un power in et out, en fait c'est une idée simple qui consiste à relier les 2 prises pour éviter d'utiliser un cable araignée pour alimenter une autre pédale en même temps.


Quelques détails intéressants.

    Peterson n'a pas oublié le fait que cet accordeur soit un modèle haut de gamme et que suivant l'utilisation, scène ou studio, les besoins sont légèrement différents. C'est dans cette optique que 2 switchs sont paramètrables à l'intérieur de l'appareil, juste derrière la trappe. Un autocollant indique le mode au cas où le manuel n'est pas présent. Pourquoi ne pas intégrer ces différents modes dans le menu, d'une part pour des raisons pratique (on ne sait jamais qui "teste" une pédale), d'autre part le true bypass est toujours effectué de manière mécanique, pas avec un presset électronique.

    Au dos de l'appareil, un mémo fort utile indique un schéma structurel permettant de régler les différents mode, ainsi qu'une foule d'informations telles que la polarité de l'alimentation. C'est une bonne idée et reflète le niveau de "détail" que la société met dans chaque produit. Seulement 2 vis sont présentes pour ouvrir la cavité mais vu que la pile est accessible sur le coté, cela ne servira pas a priori à des utilisateurs finaux.

 

Il y a en tout 3 modes assez différents.

- 100% dérivation réelle
C'est soit on accorde, soit on joue, pas les 2 en même temps, la sélection se fait avec le switch. Pourquoi une telle idée, c'est simple, cela permet d'être sûr à 100% que l'accordeur n'influencera en rien le signal quand vous jouez. Ce n'est pas le cas avec les racks sur le marché, par exemple, et cet accordeur est les premier à avoir cette fonction. Plutôt réservé a une utilisation studio ou pour les perfectionnistes.

- Contrôle de l'accordage + DI
C'est le réglage d'origine. L'accordeur, la sortie 6,3, la sortie DI sont pleinement fonctionnels mais en appuyant sur le switch, on coupe le son de sortie pour s'accorder sans bruit. L'accordeur fonctionne en temps réel tout le temps.

- Contrôle de l'accordage + DI - Terre
Même réglage que précédemment sauf que la terre de la DI est déconnectée.

 

En pratique :

L'accordeur est très rapide, le temps de réaction et le tracking des notes est bon (cf. vidéo). Contrairement à mon ancien accordeur à aiguille, la fiabilité de l'accordage est bien meilleure, d'une part grâce au réglage stroboscopique, et d'autre part grâce à la précision extrême des fréquences mesurées par l'appareil. Le fait d'avoir une plage disponible à partir de 8 Hz indique qu'elle peut supporter sans aucun souci une sub basse, cependant, par expérience, plus les cordes sont grosses, plus elle sont dures à accorder. Il faut un petit temps d'adaptation, mais cela devient vite très ludique.

Vidéo 1
Vidéo 2

Conclusion :


    Explose tout ce qui se fait sur le marché. La sortie DI est un réel avantage. L'idée de récupèrer la sortie d'alimentation est une bonne initiative pour éviter d'acheter un cable araignée. Après quelques hésitations, la méthode stroboscopique pour s'accorder est excellente, on a même envie de le faire plus souvent tellement c'est ludique. Pas de fautes de goût au niveau esthétique ou électronique, c'est du sérieux tant à la conception qu'en utilisation. Des pressets très intéressants, un son intégralement respecté en true bypass, pour moi c'est LA référence actuelle de ce qui se fait sur le marché, le reste de la gamme est trop pro pour nos besoins, mais là c'est tout simplement parfait.

Évidement, le prix n'est pas au même niveau qu'un accordeur standard, mais si l'on compare avec un accordeur en rack de bonne facture, le coût de revient, la conception, ainsi que les fonctions supplémentaires et la qualité de ce genre d'accordeur, cela reste un bon rapport qualité prix, sans compter qu'elle fait aussi boite de DI active.

Site officiel Peterson
Site officiel StroboStomp
Site officiel Buzz Feiten

Construction
Électronique
Prix
Utilité
Note globale

 

 

 

Test du préampli Ashdown

Peterson Strobostomp
Nemesis NC115
Ashdown RPM1
Behringer DI100



 

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